Municipales 2020 à Nice : Que proposent les candidats pour améliorer la qualité de l’air ?

POLITIQUE 3/7 « 20 Minutes » aborde chaque semaine un thème de la campagne des municipales à Nice. Aujourd’hui, les pistes des candidats à l’élection pour mieux respirer

Fabien Binacchi

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Des candidats misent sur d’autres modes de déplacement que la voiture (Illustration)
Des candidats misent sur d’autres modes de déplacement que la voiture (Illustration) — Frédéric Scheiber/20MINUTES
  • Les municipales se tiennent les 15 et 22 mars 2020. Chaque lundi, 20 Minutes abordera un thème de la campagne. Aujourd’hui, la qualité de l’air.
  • Selon une étude d’AtmoSud, la mise en service des deux dernières lignes de tramway a déjà amélioré les choses dans certaines zones.
  • Les candidats militent entre autres sur la création d’une navette maritime, la création de nouvelles pistes cyclables et la mise aux normes d’une station de traitement des déchets.

Pour la mairie sortante, l’arrivée des deux nouvelles lignes de tramway a déjà fait beaucoup de bien à l’air respiré par les Niçois. Au moins sur la prom’, la voie Mathis et l’avenue de la Californie où AtmoSud a relevé des baisses significatives sur l’oxyde d’azote et certaines particules fines.

Pour aller plus loin, Christian Estrosi, lui, proposerait dans son troisième éventuel mandat de « remplacer 100 % du parc de bus en véhicules à énergie propre d’ici 2026 et de « piétonniser totalement la promenade des Anglais un dimanche par mois ». Ces mesures pourraient être suivies, ajoute le candidat, par « une nouvelle équipe ‘Air et Bruit’, intégrant des personnels du CHU de Nice, de l’ARS, et d’AtmoSud ».

Ils plaident pour un « métro des mers »

Jean-Marc Chipot (Debout la France) veut lui aussi un meilleur suivi avec « un réseau dense de capteurs de polluants pour effectuer des diagnostics sûrs », notamment « en cas de solutions controversées comme l’instauration de Zones à Faible Emission ». Le candidat du parti de Nicolas Dupont-Aignan trouve également « inconcevable que notre métropole ne possède pas de liaison maritime rapide et hybride entre Monaco, Nice et Antibes afin de désengorger l’A8 matin et soir ».

Une idée qui interpelle aussi la liste Nice écologique de Jean-Marc Governatori et Juliette Juliette Chesnel-Le Roux. Ils plaident pour un « métro des mers » en plus de la mise en place de « flottes plus propres dans les transports publics » et de solutions pour promouvoir les « mobilités douces », le covoiturage et l’autopartage.

« La place de la voiture doit reculer »

Des capteurs, ils en réclament également, tout comme la liste Viva ! qui veut en installer « dans chaque quartier. » « La place de la voiture doit reculer, tranche aussi le collectif porté par l’avocate Mireille Damiano. Place au vélo avec 340 km de pistes cyclables et des transports communs gratuits. »

De son côté, Benoît Kandel veut « moderniser l’usine de retraitement des déchets de l’Ariane car c’est cette action qui va vraiment améliorer la qualité de l’air que nous respirons à Nice », selon lui. Et le candidat DVD, soutenu par le CNIP, de railler : « Cette mesure, qui a pourtant un véritable impact écologique n’a pas été engagée par Christian Estrosi car c’est une mesure invisible aux yeux des électeurs, contrairement à la coulée verte ou à la forêt de palmiers en pot. »

En plus de « proposer la mise en place de petites navettes électriques pour relier les collines aux axes principaux », Philippe Vardon (RN) veut aussi promouvoir « un système sain, basé sur la proximité entre lieu de production et de consommation ». « Un seul super-cargo émet autant d’oxyde de soufre que 50 millions de voitures », avance le représentant du parti de Marine Le Pen.

« Revoir le modèle économique ultralibéral »

Valéry Sohm, qui s’engage dans cette élection avec l’UPR de François Asselineau, évoque également le contexte mondial. Selon elle, il faudrait « revoir le modèle économique ultralibéral qui délocalise nos usines à l’autre bout du monde ». La candidate du parti du Frexit ne propose pas vraiment de solutions locales mais juge que « l’extension démesurée de l’aéroport avec la pollution au kérosène qui augmentera d’autant » ne fera sûrement pas partie des « meilleures façon de préserver l’environnement ».

La liste Nice au cœur (PS, UDE) de Patrick Allemand se concentrera, elle, sur l’utilisation de l’énergie. « Plus aucun permis de construire ne sera délivré sans un projet d’utilisation des toits, soit en surface végétalisée, soit en couverture photovoltaïque, afin d’améliorer notre dépendance énergétique », indique l’équipe qui propose aussi un « grand plan de rénovation énergétique des bâtiments scolaires » avec « des panneaux solaires sur tous les toits des bâtiments publics ».