Municipales 2020 : Marine Le Pen raille la stratégie de désistement de LREM pour empêcher des victoires du RN

PETITES PHRASES La République en marche a annoncé que si sa liste n’était pas en mesure de l’emporter dans une commune où le RN était menaçant, elle se retirerait ou chercherait la fusion

20 Minutes avec AFP
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Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national.
Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

Marine Le Pen a estimé dimanche que la stratégie de désistement de La République en marche (LREM), annoncée samedi par Stanislas Guerini pour battre le RN aux municipales, « est un gigantesque aveu de faiblesse » du parti au pouvoir. « A un niveau électoral très important comme l’est le Rassemblement national dans des tas de territoires en France, ce front républicain est voué à l’échec total », a aussi prédit la présidente du Rassemblement National sur BFMTV.

Le délégué général de LREM a indiqué samedi qu’au second tour, les candidats (LREM) « s’ils sont placés en troisième position et donc pas en mesure de battre le RN, je leur demanderai de se désister ou de fusionner leur liste avec celle du candidat le mieux placé ». Stanislas Guerini s’exprimait à l’occasion d’une réunion publique à Saint-Raphaël (Var) dans un département où l’extrême droite obtient en général de très bons scores.

« Les mots du vieux monde, avec les techniques du vieux monde »

Marine Le Pen, elle, pense « qu’ils vont se faire désister par les électeurs », car « encore faut-il pour cela qu’ils arrivent au second tour des élections municipales et croyez-moi dans un grand nombre de villes, c’est pas gagné, c’est le moins qu’on puisse dire ». « Il y a toute une série de villes où ils n’ont pas de candidats » et « en réalité tout ce cinéma vise à justifier leurs faiblesses en matière d’implantation locale, leur absence sur des départements entiers », a-t-elle accusé en jugeant « tout ça assez dérisoire ».

Selon Marine Le Pen, ce sont « les mots du vieux monde, avec les techniques du vieux monde » et ça « ne démontre qu’une chose, c’est la collusion qui existe entre La République en marche et Les Républicains, qui présentent un candidat commun dans cent villes », ce qui est « considérable ». « C’est maintenant les Républicains en marche », s’est-elle moquée.