Municipales 2020 à Paris : Pierre-Yves Bournazel dénonce la vandalisation de sa permanence

SOCIETE Sur la vitrine de l’ex-candidat à la mairie de Paris a été tagué « Juppé, Delevoye, même combat »

Romain Lescurieux

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Le député de Paris Pierre-Yves Bournazel (main sur le menton) lors d'une séance à l'Assemblée nationale.
Le député de Paris Pierre-Yves Bournazel (main sur le menton) lors d'une séance à l'Assemblée nationale. — Jacques Witt/SIPA

« Ma permanence a été vandalisée cette nuit, vitrine brisée et taguée. La démocratie c’est le dialogue. Et accepter le débat, la pluralité des opinions. Merci aux habitants pour leurs nombreux témoignages de soutien », a indiqué Pierre-Yves Bournazel sur Twitter, ce vendredi.

La permanence du député de centre-droitet ancien candidat à la mairie de Paris qui vient de rallier le candidat LREM Benjamin Griveaux, a été vandalisée dans la nuit de jeudi à vendredi à Paris.

Soutien des candidats à la mairie

Sur la vitrine a été tagué « Juppé, Delevoye, même combat », a précisé l’entourage de Pierre-Yves Bournazel à l’AFP, indiquant que les dégâts ont été découverts vendredi matin. Il a déposé plainte en début d’après-midi. Cette permanence, située au 87, rue du Mont-Cenis, dans le 18e arrondissement où est élu Pierre-Yves Bournazel, appartient au candidat depuis 2011.

Benjamin Griveaux a aussitôt apporté « tout [son] soutien » à son nouvel allié. « C’est avec la plus grande fermeté que je condamne ces actes de vandalisation. La démocratie n’existe que dans le dialogue. Jamais dans la violence », a-t-il twitté.

Pierre-Yves Bournazel, qui s’est rallié à Benjamin Griveaux après avoir appelé en vain à une alliance à trois avec le dissident LREM Cédric Villani, était crédité de 4 % des intentions de vote dans un sondage commandé par l’équipe de Cédric Villani et dévoilé par la presse en décembre.

Cédric Villani lui a également exprimé son « soutien plein et entier », sur Twitter. « Notre démocratie est riche de ses débats d’idées, qui peuvent être animés mais ne doivent jamais être violents. S’attaquer à nos élus, à leurs permanences, c’est agir contre la République ». « Rien ne justifie ces exactions, solidarité avec@pybournazel », a également twitté Emmanuel Grégoire, premier adjoint et directeur de campagne d’Anne Hidalgo, la maire socialiste sortante, candidate à un nouveau mandat. « Inacceptable. Toute ma solidarité », a également réagi Gaspard Gantzer, le candidat et fondateur de Parisiennes, Parisiens.