Municipales 2020 à Cannes : Une concurrence restreinte face au sortant David Lisnard ?

ELECTIONS Pour le moment, seuls deux adversaires se dressent contre le maire Les Républicains élu depuis 2014 et dont la candidature ne fait pas de doute

Fabien Binacchi

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Il y aura un candidat PC et PS, un autre pour l’UPR mais pas de LREM
Il y aura un candidat PC et PS, un autre pour l’UPR mais pas de LREM — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Logiquement, le maire sortant de Cannes David Lisnard (LR) devrait briguer un second mandat.
  • A deux mois du scrutin, seuls deux candidats se sont déclarés.
  • LREM ne lui opposera pas d’adversaire.

Il présentera ses vœux aux Cannois samedi. Mais pas sa candidature qui devrait encore attendre quelques jours. Sur la Croisette, il n’y a pas vraiment de mystère : David Lisnard (Les Républicains) est attendu pour briguer un second mandat. Dans une campagne que l’on annonce bien plus calme que celle de 2014 où il était opposé à Philippe Tabarot, parti à la région.

A l’image du conseil municipal actuel où l’opposition s’est peu à peu effacée, le sortant n’a pour le moment pas beaucoup d’adversaires. Deux opposants sont officiellement déclarés à Cannes. Dominique Henrot repart pour le PC et le PS et Jean-Luc Annone s’engage pour la première fois au nom de l’UPR, le parti du Frexit de François Asselineau.

« Il n’y aura pas de candidat LREM à Cannes »

« J’espère que les Cannois auront une offre suffisante et qui présentera des projets locaux, se bornait à dire David Lisnard il y a quelques jours. Pour ma part, ma décision est prise. Elle n’est juste pas encore annoncée. »

Aux côtés de ce vraisemblable trio, il y a encore quelques inconnues mais déjà une certitude : « Il n’y aura pas de candidat LREM à Cannes », a confirmé jeudi à 20 Minutes, Enis Sliti. Et le référent départemental du parti présidentiel de préciser : « Ne pas lui présenter d’adversaire, ça revient en quelque sorte à soutenir le maire sortant dont on reconnaît la qualité du mandat. Le diagnostic est très bon sur les sujets de société, l’environnement. »

Le RN peine à monter une liste

Dans les rangs du Rassemblement national, la situation est bien plus floue à deux mois du scrutin. « Nous auditionnons des candidats potentiels pour tenir une liste mais il est vrai que c’est assez compliqué de trouver quelqu’un qui veuille bien aller à la bataille à Cannes », lâche de son côté Lionel Tivoli, délégué départemental du parti de Marine Le Pen et lui-même candidat à Vallauris-Golfe-Juan.

Parallèlement, il se murmure que Catherine Dorten, élue en 2014 au conseil municipal au sein d’un groupe FN qui s’est depuis disloqué, chercherait également à se lancer de son côté. Tout comme un groupe de militants EELV.

Une campagne avec plus ou moins de virulence

Mais pour le moment donc, seuls deux adversaires du sortant ont commencé à animer la campagne avec plus ou moins de virulence. « Le taux de pauvreté à Cannes atteint presque 19 % et, pendant six ans, David Lisnard n’a rien fait pour y remédier, attaque l’UPR Jean-Luc Annone, 64 ans. J’ai dû moi-même quitter la ville car les loyers ont explosé [il y est tout de même éligible par le biais d’un logement familial occupé par sa mère]. » L’ancien brocker « au chômage », président de l’association Les yachts du cœur, reproche au maire de ne rien faire contre la multiplication des résidences secondaires.

Dominque Henrot (PC et PS), lui, axera sa campagne sur la question des déchets ou encore sur l’avenir des services publics. « Nous voulons notamment la gratuité des transports en commun », explique-t-il, tout en reconnaissant que « le maire actuel a fait mieux que ces cinq prédécesseurs ».