Municipales 2020 à Strasbourg : La « gauche de la gauche » fait alliance pour incarner le « changement »

CANDIDATURES Le militant LFI Kevin Loquais a été designé tête de liste de « Strasbourg en Commun » avec sa numéro 2 de Génération.s pour les municipales à Strasbourg

Nils Wilcke

— 

A Strasbourg, le militant LFI Kevin Loquais et Améris Amblard de Génération.s font cause commune pour remporter les municipales.
A Strasbourg, le militant LFI Kevin Loquais et Améris Amblard de Génération.s font cause commune pour remporter les municipales. — Nils Wilcke
  • A Strasbourg, le militant LFI Kevin Loquais, 29 ans, a été désigné tête de liste de « Strasbourg en Commun » avec sa numéro 2 de Génération.s, Améris Amblard, pour mener la bataille des municipales. 
  • Pour l'emporter et gagner des voix chez les Verts, « Strasbourg en commun » a la soutien du mouvement écolo Peps (Pour une écologie populaire et social).
  • Avec pour objectif de lutter contre « la montée des inégalités à Strasbourg » et « le pacte financier établi par la majorité en place ». 

La bataille pour les municipales est lancée. A Strasbourg, les candidatures pour accéder au fauteuil de Roland Ries, dont c’est le dernier mandat, s’enchaînent. Dernière en date, celle de Kevin Loquais, tête de liste de « Strasbourg en Commun ». Une alliance entre Génération.s, la France insoumise et le nouveau mouvement écolo Peps (Pour une écologie populaire et social).

Le jeune juriste de 29 ans est accompagné de sa numéro 2, Améris Amblard, une étudiante de 21 ans, militante du mouvement Génération.s. Le binôme a remporté l’élection interne au scrutin majoritaire à deux tours en interne le 10 janvier. « Les autres formations ont d’abord choisi leur tête de liste avant de concevoir leur programme. Nous, c’est le contraire. Nous voulons incarner une nouvelle gouvernance », affirme la candidate.

Lutter contre « la montée des inégalités à Strasbourg »

Kevin Loquais critique un système électoral qui veut, selon lui, « élire une personne et pas des idées ». C’est pourquoi les adhérents de « Strasbourg en commun » ont fait quinze propositions mises en avant sur les réseaux sociaux depuis décembre. Avec pour objectif de lutter contre « la montée des inégalités à Strasbourg » et « le pacte financier établi par la majorité en place ».

Le mouvement affiche trois premières mesures choc qui résument bien leur programme fondé sur l’écologie, le social et la démocratie : interdire à la circulation les voitures diesel nouvellement immatriculées, geler l’indice des loyers à Strasbourg et mettre en place une mesure de révocabilité des élus à mi-mandat.

« On est largement en capacité d’atteindre les 10 % »

Leur credo ? « Remettre le citoyen au cœur de la démocratie locale ». Une volonté déjà affichée par la précédente majorité. « Le pacte de démocratie est une bonne initiative, reconnaît Améris Amblard. Sauf que seule 1 % de la population l’utilise, ce n’est pas suffisant ». Le mouvement veut s’appuyer sur les quartiers de la capitale alsacienne. « Nous voulons réhabiliter les mairies de quartiers qui sont des annexes administratives de la mairie centrale, explique Kevin Loquais. Les adjoints (de quartiers) sont inconnus de leurs habitants, ce n’est pas normal ».

Conscient de l’importance croissante des thématiques environnementales dans le débat politique, « Strasbourg en commun » s’est allié avec les écolos de Peps, des anciens de EELV, dont deux membres figurent d’ailleurs sur les dix premiers de leur liste. Ensemble pour être plus fort ? « On est largement en capacité d’atteindre les 10 % », veut croire Améris Amblard. Selon la candidate, le contexte national pourrait donner de l’élan à leur message. « Gilets jaunes », opposition à la réforme des retraites… « Nous sommes neufs, nous ne sommes pas comptables d’un bilan comme la majorité en place », ajoute Kevin Loquais. De quoi donner envie de changements aux Strasbourgeois ?