Municipales 2020 à Marseille : Malgré une tête de liste écologiste au Printemps Marseillais, EELV veut aller « jusqu’au bout »

MUNICIPALES 2020 Alors que la candidature de l’écologiste Michelle Rubirola comme tête de liste pour le Printemps marseillais semblait pouvoir rebattre les cartes, Sébastien Barles, soutenu par EELV, ira « jusqu’au bout »

Adrien Max

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Julien Bayou, à gauche, secrétaire national d'EELV et Sébastien Barles, candidat pour la liste écologiste et citoyenne Debout Marseille.
Julien Bayou, à gauche, secrétaire national d'EELV et Sébastien Barles, candidat pour la liste écologiste et citoyenne Debout Marseille. — Adrien Max / 20 Minutes
  • Sébastien Barles, tête de liste de Debout Marseille, une liste d’écologistes et de citoyens, a présenté ses 13 mesures basculantes pour Marseille, et a rappelé qu’il irait jusqu’au bout dans ces municipales.
  • Le retrait de Benoit Payan comme tête de liste du Printemps Marseillais, une union de partis de gauche et de mouvements citoyens, pour l’écologiste Michelle Rubirola pouvait rebattre les cartes.
  • Debout Marseille et Sébastien Barles appellent néanmoins le Printemps Marseillais à les rejoindre.

Des vœux en guise de jusqu’au [de] boutisme. Sébastien Barles, tête de liste de Debout Marseille, une alliance d' écologistes et de citoyens, présentait ses vœux à la presse ce vendredi. Mais surtout ses « 13 mesures basculantes » pour Marseille, qui seront déclinées par thème très prochainement sur 20 Minutes. Une liste soutenue par Europe Ecologie les Verts, avec la présence du nouveau secrétaire national du parti, Julien Bayou. L’occasion aussi de rappeler que Sébastien Barles ira « jusqu’au bout », lors des prochaines élections municipales.

Si l’annonce du renoncement de Benoit Payan (PS) à être tête de liste pour le Printemps Marseillais, une union de partis de gauche et de mouvements citoyens, pour Michèle Rubirola, suspendue d’EELV depuis sa participation au Printemps Marseillais, cette annonce ne fait finalement pas bouger les lignes pour Sébastien Barles. « Il faut sortir de cette logique d’appareils classique. Depuis le début on dit que leur démarche allait s’enliser puisque la question écologique n’est pas au cœur de leur projet », estime-t-il.

« Sortir des logiques classiques »

Pour le candidat, les conditions à un rapprochement ne sont toujours pas posées, malgré ce revirement de situation. « Il faut sortir des logiques classiques pour une vraie émergence citoyenne. L’impression que ça donne c’est que c’est un jeu de dupe. Il n’y a pas de diversité, la représentation des quartiers populaires n’existe pas. L’unité de gauche n’est pas suffisante, il faut un projet audacieux avec des mesures nouvelles et une incarnation nouvelle », poursuit-il.

Un avis partagé par Julien Bayou, venu « soutenir la démarche ». « Ce qui ramène les gens aux urnes, c’est l’écologie, c’est essentiel d’avoir un projet positif. On n’a pas le temps de négocier, un, deux, trois ou quatre sièges, il faut faire autrement et y aller », pose-t-il comme stratégie.

Encore des ouvertures

Pour autant, rien ne semble figé comme le prouve cet énième appel du pied de Sébastien Barles. « Michelle Rubirola a mené beaucoup de combats, c’est une militante depuis longtemps et une vraie écologiste. Elle a toute sa place dans notre rassemblement. Malheureusement elle est prisonnière de ce rassemblement, et instrumentalisée dans cette guerre de green washing électoral », avance-t-il. « Il n’y a aucune raison pour qu’ils ne nous rejoignent pas », ajoute le secrétaire national. Les discussions avec le Pacte Démocratique, des collectifs citoyens, se poursuivent en parallèle.

Avec une certitude, néanmoins. « On ne veut pas participer avec ceux qui ont mis Marseille par terre, que ce soit la droite mais aussi ceux qui ont co-gourverné Marseille notamment au sein de la communauté urbaine », explique Sébastien Barles. Ce qui ne ferme pas la porte à une alliance avec LREM.

Pour eux, c’est au Printemps Marseillais de les rejoindre, et non l’inverse. « Tous ceux qui se retrouvent dans notre projet écologiste sont les bienvenus », glisse Julien Bayou. Avant que Sébastien Barles ne prévienne : « On va aller au bout, les graines ont été plantées ». Des alliances locales sont toujours possibles, notamment dans les 13e et 14e arrondissements, un secteur remporté en 2014 par Stéphane Ravier du Rassemblement National.