VIDEO. Municipales 2020 à Toulouse : Malgré la division de la gauche, la candidate socialiste croit en son destin

POLITIQUE Nadia Pellefigue (PS, PCF, PRG), candidate au Capitole, a dévoilé une liste mi-partisane, mi-citoyenne, alliant nouvelles têtes et expérience. Elle reste optimiste malgré l'absence de cohésion à gauche

Hélène Menal

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Nadia Pellefigue (PS, PCF, PRG) est candidate aux municipales 2020 à Toulouse.
Nadia Pellefigue (PS, PCF, PRG) est candidate aux municipales 2020 à Toulouse. — H. Menal - 20 Minutes
  • Pour disputer le Capitole au maire sortant de Toulouse, la gauche se présente en ordre dispersé.
  • La socialiste Nadia Pellefigue présente une liste « de gauche et progressiste » composée pour moitié de citoyens non encartés.
  • Confrontée à la détermination de l’ancien maire Pierre Cohen et au vent de nouveauté que fait souffler Archipel, elle espère virer en tête des listes de gauche.

Dans la course au Capitole de Toulouse, la gauche s’auto-complique la campagne. Elle aligne trois listes sur la ligne de départ : la liste « laboratoire » et citoyenne emmenée par le Vert Antoine Maurice, celle, toute nouvelle, de l’ancien maire Pierre Cohen (Génération. s) qui se présente comme « l’autre choix », et celle de la candidate Nadia Pellefigue (PS, PCF, PRG), partie tôt, et qui reste confiante malgré les embûches « maison ». « Je savais que c’était souhaitable, mais aujourd’hui je sais qu’on va y arriver », a lancé la quadragénaire ce lundi en présentant l’ensemble de ses colistiers.

Une équipe qu’elle présente comme « soudée, de gauche et progressiste ». Représentative des quartiers de Toulouse, elle est composée pour moitié de citoyens non encartés, comme celle de Jean-Luc Moudenc, le sortant LR (soutenu par LREM), pour l’heure favori. « Je ne suis pas du nouveau monde, dit Nadia Pellefigue, je suis du monde réel ».

Objectif, virer en tête de la gauche

Comme toutes les listes, la sienne et faite de savants dosages. On y trouve son amie d’enfance au Mirail Fatiha Adjelout, pas avare d’anecdotes sur la scolarité de combattante de la candidate. Il y a aussi – et c’est une pierre dans le jardin d’Archipel – des élus expérimentés qui siègent soit déjà au Capitole, soit dans l’hémicycle départemental. Il y a enfin, les incontournables « personnalités » comme la championne olympique Sandra Forgues, le chorégraphe Abdul Djouri, ou encore Magyd Cherfi, parolier et chanteur de Zebda. « Ça me manque que Toulouse soit à gauche », dit celui qui se présente comme « artiste de variété ».

Pour cela, il faudra forcément fusionner au deuxième tour. Peut-être même avant pour Pierre Cohen qui assurait ce vendredi que la porte des dicussions avec Archipel reste ouverte. Plus probablement au deuxième tour pour Nadia Pellefigue dont l’ambition, elle ne s’en cache pas, est donc de sortir première à gauche.

L’hypothèse de la fusion fait les délices - et les sarcasmes - de Jean-Luc Moudenc qui accuse les listes de gauche « d’avancer masquées (…) avec des candidats et des projets qui changeront cinq jours avant l’échéance ». Lui promet qu’il ne fusionnera jamais avec quiconque. « C’est d’une extraordinaire arrogance de prétendre qu’on n’aura besoin de personne », souligne le sénateur socialiste Claude Raynal. « Moi je suis socialiste et je ne m’en cache pas, je ne prétends pas conduire une liste sans étiquette », tacle Nadia Pellefigue.