Municipales 2020 à Nantes : « Je veux marquer un vrai changement », annonce Hugo Sonnier, candidat UPR

POLITIQUE Le candidat du parti fondé par François Asselineau veut « réintéresser les citoyens à la politique »

Frédéric Brenon

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Hugo Sonnier, candidat UPR à la mairie de Nantes.
Hugo Sonnier, candidat UPR à la mairie de Nantes. — UPR
  • Hugo Sonnier, 30 ans, est le leader de la liste Union Populaire Républicaine (UPR).
  • Il propose la gratuité des transports en commun aux heures de pointe.
  • Il veut aussi un conseil municipal tiré au sort tous les deux ans.

Il est le sixième candidat déclaré à la mairie de Nantes. Il est aussi le seul homme. Hugo Sonnier, 30 ans, porte la liste Union Populaire Républicaine (UPR). Comme tous les adhérents du parti fondé par François Asselineau, il défend la sortie de la France de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan. Mais pour Nantes, sa motivation est ailleurs. « Mon leitmotiv, c’est de permettre aux citoyens de reprendre les commandes sur la politique. Les gens s’en désintéressent, se déplacent à peine pour voter, parce qu’ils n’ont plus confiance en leurs représentants. Je veux faire en sorte que cette perception change », annonce celui qui travaille à plein temps, « même pendant la campagne », en tant que technicien procédés dans une entreprise de Carquefou.

Il exige ainsi de ses colistiers un casier judiciaire vierge et qu’ils ne cumulent aucun mandat. Pour impliquer le grand public, il souhaite que « chaque grand sujet d’avenir soit soumis au vote d’un référendum local ». Il suggère aussi un « conseil municipal tiré au sort tous les deux ans » qui proposera des mesures. « Je veux marquer un vrai changement dans les esprits. On arrive à un moment où on a besoin de symboles. La politique n’est pas réservée qu’à une caste de professionnels », explique le candidat originaire de Grenoble.

Transports gratuits quatre heures par jour

Parmi ses autres grandes idées : la gratuité des transports en commun aux heures de pointe (7h-9h et 17h-19h). « C’est le moment où il y a le plus de monde sur les routes. Ce n’est pas le week-end qu’on souffre des embouteillages. Il faut montrer aux Nantais qu’ils n’ont pas d’excuse pour ne pas prendre les transports en commun. Ça s’accompagnera d’une augmentation de l’offre. Ça aura un coût mais c’est un nouveau modèle de société. »

Hugo Sonnier, dont le programme n’est pas encore achevé, veut aussi supprimer l’ensemble des panneaux publicitaires et les remplacer par des arbres, promouvoir l’agriculture locale dans les menus des cantines et dans un marché hebdomadaire, réserver un pourcentage d’espaces verts pour chaque construction, réaliser un grand audit sur les besoins de logements et les places en crèche.

« Au-dessus des clivages »

Concernant la sécurité, il propose de porter l’effectif de la police municipale à 200 agents (120 actuellement), « avec des équipes de nuit et des locaux établis à Bouffay, Commerce et au Hangar à bananes ». Le jeune homme soutient, par ailleurs, le déménagement du CHU sur l'île de Nantes, mais est opposé à la construction d’un nouveau grand stade de football. Quant au projet d'Arbre aux hérons, il est pour mais réclame que son entrée soit gratuite pour les contribuables nantais.

La plupart des observateurs le classent à droite, ce qu’il « réfute totalement ». « L’UPR se situe au-dessus des clivages, insiste Hugo Sonnier. On a des adhérents qui viennent des deux bords. J’ai un colistier qui vient de la CGT, il ne supporte pas qu’on affirme qu’il est de droite. » Ses chances d’être au second tour sont minces mais il prend la campagne « très au sérieux ». « On n’a pas d’objectif de résultat. On va tout faire pour être élu et faire entendre notre voix. »