Municipales 2020 à Rennes : Métro, sécurité et « gros poissons ». Carole Gandon affiche ses ambitions

RENNES La candidate de La République en marche a présenté les premiers engagements de sa liste Révéler Rennes 

Camille Allain

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La candidate LREM à l'élection municipale à Rennes Carole Gandon, ici aux côtés de Henri-Noël Ruiz.
La candidate LREM à l'élection municipale à Rennes Carole Gandon, ici aux côtés de Henri-Noël Ruiz. — C. Allain / 20 Minutes
  • La candidate de La République en marche Carole Gandon a présenté plusieurs colistiers lundi soir.
  • La jeune femme espère séduire les Rennais qui avaient massivement voté pour Emmanuel Macron en 2017.
  • Sa liste Révéler Rennes mise pour cela sur l’amélioration des transports en commun, une meilleure sécurité et une concertation avec les habitants accentuée.

Elle s’était faite relativement discrète jusqu’ici. Mais la nouvelle année a semblé donner des ailes à Carole Gandon. Lundi soir, la candidate de La République en marche a dévoilé les 16 premiers engagements de sa liste Révéler Rennes et affiché certaines de ses recrues pour les élections municipales. « Nous avons mené un travail de fourmi jusqu’ici en allant sur les marchés ou en faisant du porte à porte. J’ai le sentiment que ça porte ses fruits », estime la candidate.

A deux mois du premier tour de l’élection, la jeune femme a d’abord levé le voile sur sa garde rapprochée. Outre Jean-Emile Gombert, l’ancien président de l’université Rennes 2, Carole Gandon pourra compter sur le soutien de quelques « gros poissons ». Henri-Noël Ruiz, patron de l’Audiar, l’agence publique de l’urbanisme, Olivier Dulucq, conseiller du président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand ou Xavier Hébert, qui dirigeait la promotion immobilière chez Giboire, ont rejoint la jeune candidate. « Il y a un sentiment de stagnation à Rennes et la sensation que tous les grands projets ont été réalisés. Il faut répondre aux urgences de sécurité ou de circulation », résume Jean-Emile Gombert.

Tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance

Pour séduire un électorat plutôt ancré à gauche mais qui avait massivement voté en faveur d’Emmanuel Macron en 2017, la liste de La République en marche mise sur un triptyque sécurité-transports-transparence. « Il y a une exaspération face au laisser-faire sur la question des incivilités. C’est valable dans tous les quartiers et pour toutes les générations », assure la marcheuse. Pour y répondre, elle propose de tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance, de renforcer la police municipale et de créer une brigade verte circulant à vélo ou à cheval pour « prévenir les incivilités ».

Plus curieux, la candidate propose une extension des deux lignes de métro afin de réduire la congestion de la rocade. Une option pourtant laissée de côté par l’actuel président de Rennes métropole Emmanuel Couet en raison de son coût et de son temps de mise en œuvre. « Le métro est un choix historique pour Rennes. C’est une infrastructure lourde mais qui doit être portée par la métropole pour décongestionner la rocade », assume Carole Gandon, qui annonce également la création d’une ligne de bus à 360 degrés pour relier les communes périphériques. Des zones dans lesquelles la candidate envisage de créer de l’activité. « Ce qui créé la congestion, c’est la densification de l’emploi à Rennes », assure son colistier Olivier Dulucq.

« Demander l’avis des habitants »

Dans cette ébauche de programme distribuée en fin d’année, la liste valorise la transparence de son action politique et promet des votations citoyennes pour consulter les habitants. « On a parfois fait face à des déficits très clairs de concertation », attaque Carole Gandon, qui cite notamment l’aménagement du futur palais du commerce à République ou la rénovation du quartier du Blosne. « En demandant l’avis des habitants avant de concevoir le projet, on évite la contestation », promettent les marcheurs.

Dans une campagne sans doute retardée par la contestation sociale autour de la réforme des retraites, la candidate soutenue par le gouvernement avance avec ses certitudes. Au point d’être capable de renverser 40 ans de socialisme à Rennes ? « Plus que jamais ».