Municipales 2020 à Nice : Kandel veut occuper « le créneau de la droite » qu’Estrosi n’est « pas légitime à représenter »

IL Y VA L’ancien premier adjoint du sortant annonce sa candidature après la défection d'Eric Ciotti

Fabien Binacchi

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Benoît Kandel est membre du CNIP
Benoît Kandel est membre du CNIP — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • Ancien premier adjoint de Christian Estrosi, écarté en 2013, Benoît Kandel lance une liste pour barrer le passage au maire sortant.
  • L’ancien colonel de gendarmerie veut occuper « le créneau de la droite » laissé libre suite à la défection d’Eric Ciotti.
  • Il attaque Christian Estrosi notamment sur le front des finances et de la fiscalité.

« Il a soutenu des candidats LREM face à des LR. Il a trahi ses électeurs. » En annonçant qu’il partait à la conquête de la mairie de Nice, mercredi, Benoît Kandel s’est posé comme le plus farouche opposant de Christian Estrosi, « pas légitime à représenter la droite ».

L’ancien premier adjoint du sortant, écarté de ses délégations et suspendu de l’UMP en 2013, a choisi d’occuper « ce créneau » laissé libre suite à la défection d’Eric Ciotti : « Je l’aurais soutenu s’il s’était présenté ».

Il attaque Estrosi tous azimuts

Après avoir participé aux municipales de 2014 au sein d’une liste menée par Olivier Bettati (12,42 %), candidat à Menton cette année, l’ancien colonel de gendarmerie se retrouvera donc tête de liste en 2020. Et sa campagne a déjà commencé. Avec vigueur. Il attaque Christian Estrosi tous azimuts. Sur la sécurité, la fiscalité et surtout la gestion des finances.

« Le maire sortant fait sa carrière sur la dette. Il est le père de la dette. Il a fait exploser celle de la métropole. Il avait déjà fait la même chose au département. Aujourd’hui, il est même obligé de vendre les bijoux de famille, l’aéroport, des parkings, pour que la ville ne soit pas mise sous tutelle », tance le candidat du CNIP (Centre national des indépendants et paysans).

Il faut ramener de la simplicité

Le tramway « à plus d’un milliard » selon lui, « des millions pour des palmiers »… « Il injecte de l’argent dans les grands dossiers qui se voient et rien dans ceux qui ne se voient pas, accuse Benoît Kandel. Il faut ramener de la simplicité. Et c’est ce que je propose. » Le candidat dit aussi vouloir « amorcer la décrue fiscale » et en « faire davantage contre la radicalisation ».

Pour l’accompagner, le candidat est entré en discussion avec des conseillers municipaux dont Célia Georges (élue sur la liste FN en 2014), dit-il. Et il précise : « Il y aura également des novices en politique ». Cédric Roussel (qui brigue l’investiture LREM), Philippe Vardon (RN), Jean-Marc Chipot (Debout la France), Patrick Allemand (PS) et Jean-Marc Governatori (AEI-EELV) sont également officiellement candidats aux côtés de la liste Viva ! Le maire sortant Christian Estrosi (LR) a annoncé de son côté qu’il formerait une liste de rassemblement.