Municipales 2020 à Nantes : La droite veut des maires de quartier pour se « rapprocher » des habitants

CAMPAGNE Laurence Garnier a présenté, mercredi, cette proposition et les onze colistiers qui l'incarneront

J.U.
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Laurence Garnier et les 11 candidats aux maires de quartier de Nantes
Laurence Garnier et les 11 candidats aux maires de quartier de Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes

Un maire à l’hôtel de ville, et onze autres dans les quartiers. Ce mercredi, la candidate de droite Laurence Garnier a présenté dans le détail sa proposition de nommer des maires dans les différents quartiers nantais, si elle accédait à la mairie en mars 2020. « Il y a aujourd’hui chez les gens le sentiment d’un éloignement de la politique, estime celle qui a déjà annoncé qu’elle ne présiderait pas la métropole si elle était élue maire. Nous avons la volonté de rapprocher les élus des habitants. L’objectif est qu’ils aient un interlocuteur unique qui pilote les dossiers et gère les problèmes qu’ils rencontrent, à des fins d’efficacité. »

Dans les faits, Laurence Garnier propose qu’une enveloppe de 500.000 euros par an (1 % du budget total) soit attribuée à chaque maire pour traiter des « problématiques du quotidien » ou « lancer des expérimentations ». « Je suis convaincue qu’avec des maires de quartier, on aurait pu éviter cette proposition de double stade qui est un projet vu d’en haut, complètement incompréhensible du point de vue des habitants », estime Laurence Garnier.

Une idée inspirée de Toulouse

Ce mercredi, Laurence Garnier a présenté les onze personnes qui l’incarneraient. Agés de 18 à 64 ans, ils sont pour la majorité d’entre eux déjà élus ou avec une expérience politique ou associative. Ils se disent pour la plupart proches des Républicains ou des Centristes. « Les actuels adjoints de quartier ne sont aujourd’hui disponibles que pour les responsables associatifs, assure Sophie Van Goethem, prétendante à la mairie de quartier Dervallières-Zola, à droite mais sans étiquette. Nous souhaitons qu’ils soient identifiés. »

L’idée de nommer des maires de quartier a en fait été repérée à Toulouse, où le système existe depuis 2001. Supprimé sous le mandat du socialiste Pierre Cohen, il a finalement été remis en place par Jean-Luc Moudenc. Les maires animent notamment des réunions consultatives de quartier et siègent dans les conseils d’écoles.