Municipales 2020 à Lyon : Denis Broliquier candidat à la mairie, la droite à son tour divisée

POLITIQUE Le maire centriste du 2e arrondissement a annoncé ce mercredi matin sa candidature à la mairie de Lyon, refusant ainsi de rejoindre les rangs du candidat Les Républicains Etienne Blanc

20 Minutes avec AFP

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La mairie de Lyon, le 23 octobre 2013. C Villemain/20 Minutes
La mairie de Lyon, le 23 octobre 2013. C Villemain/20 Minutes — C. Villemain/20 Minutes

Nouvelle candidature à la mairie de Lyon. La droite, qui pouvait nourrir quelques espoirs aux municipales, entre Rhône et Saône, en raison des déchirements de la majorité macroniste, partira finalement elle aussi divisée. Le maire du 2e arrondissement  Denis Broliquier a annoncé ce mercredi sa candidature.

Denis Broliquier, qui appartient à la formation Les Centristes d’Hervé Morin, dirige depuis 18 ans cet arrondissement prospère, qui couvre le quartier commerçant de la presqu’île ainsi que le nouveau quartier de la Confluence.

A l’appui de sa candidature, il a avancé son « lien intime » avec la ville, « nourri par ses racines lyonnaises et son amour de Lyon ». Il visait ainsi implicitement le candidat des Républicains Etienne Blanc, longtemps élu de Divonne-les-Bains (Ain), à la frontière suisse. « J’ai discuté avec Etienne Blanc : nous n’avons ni la même vision, ni la même ambition pour Lyon, ni la même méthode », a affirmé l’élu.

La droite a souvent par le passé expliqué ses échecs à Lyon, ville de tradition centriste, par son incapacité à se rassembler. Avant de se lancer, Denis Broliquier a affirmé avoir discuté avec tous les autres protagonistes des municipales, « à l’exception des extrêmes ». Il reconnaît avoir ainsi rencontré dans ce cadre les frères ennemis de la macronie locale Gérard Collomb, David Kimelfeld et Georges Képénékian.

« Macron a fait exploser le paysage politique »

Il a expliqué s’inscrire dans la logique des scrutins à deux tours, où l’on se compte d’abord avant de faire l’union. « Macron a fait exploser le paysage politique. Aux élections locales, ça n’a plus de sens de parler de droite ou de gauche. Ce qui est important, ce sont les hommes et le projet », a-t-il fait valoir.

Il a regretté que les principaux leaders politiques ne s’intéressent qu’à l’élection métropolitaine – la métropole étant le véritable siège du pouvoir lyonnais. « Les leaders lyonnais n’ont que le mot métropole à la bouche et laissent de côté la ville de Lyon » et ses 500.000 habitants, a-t-il dénoncé, en réservant pour plus tard l’annonce de sa décision sur une participation ou non à l’élection métropolitaine.

En 2014, Denis Broliquier, qui se présentait alors avec Les Républicains, avait obtenu 52,98 % des voix au second tour dans son arrondissement.