Municipales 2020 à Marseille : Pas d’accord à gauche après la réunion avec Mélenchon, les discussions se poursuivent

ELECTIONS Jean-Luc Mélenchon réunissait jeudi soir les forces de gauche en vue de parvenir à un accord pour les municipales à Marseille

20 Minutes avec AFP
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Le leader de La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon discute avec des passants à Marseille, le 5 octobre 2019.
Le leader de La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon discute avec des passants à Marseille, le 5 octobre 2019. — GERARD JULIEN / AFP
  • Jean-Luc Mélenchon réunissait jeudi soir les forces de gauches pour parvenir à une alliance large pour les municipales.
  • Aucun accord n’a été trouvé, mais les discussions se poursuivent.

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a fait part de son optimisme « mesuré » vendredi, au lendemain d’une réunion qu’il avait organisée à Marseille pour parvenir à une union de la gauche pour les municipales. « Comme a dit un participant, il y avait beaucoup de bienveillance. Tout le monde faisait un effort », a assuré Jean-Luc Mélenchon, député LFI de Marseille, lors d’un point presse.

Le processus de rassemblement de la gauche marseillaise semblant s’enrayer, avec des tensions entre d’un côté le « Printemps marseillais », qui réunit des représentants du PS, du PCF, de LFI mais aussi de la CGT, de collectifs citoyens et de simples militants, et de l’autre le « Pacte démocratique », un regroupement de citoyens, militants et collectifs de quartiers, le député de Marseille s’était proposé pour « faire l’entremetteur ».

« Crever des abcès »

« Les gens m’ont dit que cette réunion avait permis de "crever des abcès", de débloquer des non-dits », s’est-il félicité vendredi. Jean-Luc Mélenchon n’a toutefois pas réussi à faire venir les écologistes, qui avaient déjà annoncé qu’ils feraient cavalier seul pour l’élection de mars 2020. Evoquant « une consigne nationale » d’EELV (Europe Ecologie Les Verts), il a toutefois jugé qu’ils seraient « obligés de réviser leur copie si tout le monde se met d’accord ».

Dans l’optique des municipales des 15 et 22 mars, Jean-Luc Mélenchon s’est dit surpris que les participants du Printemps marseillais n’aient « pas encore parlé du problème de la tête de liste », en estimant « impossible que ce soit une tête de liste socialiste » dans le contexte « explosif » de la deuxième ville de France.

Sophie Camard comme tête de liste

« Le PS est une formation politique très usée, très abîmée. Je ne crois pas qu’on se sorte de la situation à Marseille par un choc traditionnel droite-gauche », a déclaré le patron de LFI en proposant le nom de sa suppléante, Sophie Camard, comme tête de liste, sans en faire une « condition exclusive ».

Envisageant même une tête de liste issue de la société civile, Jean-Luc Mélenchon a conclu qu’il « ne comprendrait pas qu’ils ne se mettent pas d’accord » : « le pire pour nous ce serait "Marseille carabistouille" avec chacun qui part de son côté ».

Le « Printemps marseillais » a salué dans un communiqué ce vendredi l’initiative de Jean-Luc Mélenchon, en annonçant de « prochaines rencontres » qui « s’articuleront d’abord autour du programme ».