Municipales 2020 à Nice : Eric Ciotti officialise sa décision sur Facebook, il jette l’éponge

IL N'Y VA PAS Après des mois passés dans les starting-blocks, l’ancien allié de Christian Estrosi renonce à se présenter contre le sortant

Fabien Binacchi

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Eric Ciotti et Christian Estrosi
Eric Ciotti et Christian Estrosi — DOMINIQUE FAGET / AFP
  • Eric Ciotti annonce qu’il ne sera pas candidat aux élections municipales à Nice.
  • Le député LR explique qu’il « refuse le risque de conflit et de division » que sa candidature pourrait entraîner.
  • « Je veux porter un message d’unité et de rassemblement », a-t-il expliqué sur Facebook.

Il devait annoncer sa décision directement au Niçois. Et il a finalement choisi la voie des réseaux sociaux pour le faire. Dans un long message publié sur Facebook ce jeudi après-midi, Eric Ciotti indique avoir « décidé », en « homme libre et responsable » de « ne pas être candidat aux élections municipales à Nice » face à Christian Estrosi.

L’éventualité d’un duel entre les deux hommes forts de la droite dans les Alpes-Maritimes, longtemps alliés mais depuis 2017 en délicatesse, avait animé la pré-campagne et notamment des sondages qui donnaient le maire sortant toujours en tête. Il y a trois semaines sur RTL, le député des Alpes-Maritimes avait déjà laissé entendre qu’il s’apprêtait à jeter l’éponge après avoir une rencontre avec Christian Estrosi à Paris organisé à l’initiative de Christian Jacob, le président des Républicains.

« Je refuse le risque de conflit et de division »

« Au moment où la Droite républicaine traverse une période difficile, je veux porter un message d’unité et de rassemblement », détaille Eric Ciotti dans son message, expliquant avoir « pris acte de l’engagement renouvelé de Christian Estrosi au sein de notre famille politique. » Au moment des Présidentielles notamment, le député avait reproché au maire de Nice un certain rapprochement avec le parti d’Emmanuel Macron.

Eric Ciotti précise également que « [sa] décision repose d’abord sur [l'] appréciation et [la] volonté [des Niçois], plus nombreux [qui] aspirent à l’apaisement ». « Je refuse le risque de conflit et de division que ma candidature ferait peser sur notre ville. Je fais ce choix pour ne pas menacer l’indispensable concorde niçoise […] Faire la paix nécessite sans doute plus de courage que de livrer la guerre », écrit-il aussi.

Interrogé par 20 Minutes, le camp de Christian Estrosi, dont la candidature à sa propre succession apparaît plus que très probable, n’a pas souhaité réagir.