Municipales 2020 à Paris : Rachida Dati présente ses quatre axes de campagne

OFFENSIVE La maire du 7e arrondissement a été désignée mercredi candidate pour Les Républicains

20 Minutes avec AFP

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Rachida dati est maire du 7e arrondissement depuis 2008.
Rachida dati est maire du 7e arrondissement depuis 2008. — Jacques Witt/SIPA

Rachida Dati, désignée mercredi candidate de Les Républicains pour les élections municipales de mars à Paris, annonce dans Le Journal du dimanche que sa campagne « se construira autour de quatre axes : sécurité et propreté, familles, écologie, bonne gouvernance », confie-t-elle à l’hebdomadaire.

Un geste pour le prix des cantines

Rachida Dati constate que « concernant les familles », « Paris se vide de sa sève ». Elle entend « faire un geste pour aider les familles de classe moyenne en matière de logement », une « mesure choc » qu’elle dévoilera « dans quelques semaines ». « Je m’engagerai à baisser les tarifs des services municipaux, à commencer par celui des cantines », propose-t-elle aussi. « Le prix le plus élevé d’un repas dans la restauration scolaire parisienne est de 7 euros ; dès septembre 2020, je passerai ce prix à 3,50 euros », indique Rachida Dati.

Les bois ? « Des zones de non-droit »

Elle a déploré que les bois de Vincennes et de Boulogne soient « devenus des zones de non-droit, des cache-misère indignes de Paris, où prolifèrent la délinquance, la prostitution, les trafics, les squats ». « Je veux les nettoyer et les rendre aux Parisiens », dit-elle, en « installant des antennes de police dédiées aux abords des deux bois », des « caméras de vidéoprotection » et des « espaces de vie et de détente, des parcours santé » et des « équipements sportifs ».

Côté sécurité, l’ancienne garde des Sceaux souhaite « une véritable réorganisation de la sécurité à Paris autour d’une police nationale recentrée sur ses missions (interpellation, investigation), une police municipale armée dédiée à la délinquance du quotidien et une sécurité privée, pour surveiller les bâtiments publics et les sites sensibles ».

Sur le plan écologique, Rachida Dati propose d’équiper « les bâtiments accueillant un public fragile » de « capteurs de pollution » et de « purificateurs d’air ». Elle regrette par ailleurs que « depuis trois mandatures, la mairie mène une politique anti-voitures » : « Avant d’enlever les automobiles, il faut prévoir d’autres moyens de mobilité, des transports collectifs dignes ».