Municipales 2020 à Lille: Investie par LREM, Violette Spillebout assure ne pas être une candidate « macroniste » (avant de rétropédaler)

POLITIQUE La candidate En Marche a fini par assurer que ses propos avaient été mal interprétés

F.L. avec AFP

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Violette Spillebout à son bureau. (archives)
Violette Spillebout à son bureau. (archives) — DENIS CHARLET / AFP
  • Violette Spillebout a affirmé mercredi qu’elle ne se voyait pas du tout comme la candidate macroniste à Lille.
  • Pourtant, l’ex-directrice de cabinet de Martine Aubry a été investie en juillet dernier par le parti présidentiel pour les municipales de Lille.
  • Dans un communiqué publié mercredi soir, Violette Spillebout a fini par dire que ses propos avaient été mal interprétés

Ce sont des propos qui l’ont conduite à un sacré rétropédalage. Mardi, Violette Spillebout, candidate investie par LREM à Lille, reçoit des journalistes pour discuter de sa campagne. Et une petite phrase qu’elle a laissée échapper lors de cette rencontre est en train de provoquer une petite polémique.

Alors qu’elle a été investie par LREM en juillet pour être tête de liste aux municipales de Lille, l’ex-directrice de cabinet de Martine Aubry a affirmé qu’elle ne se considérait « pas du tout » comme la « candidate macroniste », assurant ne pas vouloir être « le soldat d’un président de la République tout-puissant ».

Boulette de communication ou stratégie pour faire le buzz ? Dans un communiqué, la candidate est en tout cas revenue sur ses propos en affirmant que ses propos – qu’elle n’a pas démentis avaient été « mal interprétés ».

Le logo de LREM ne sera pas sur ses affiches de campagne

« J’assume les logos des partis qui me soutiennent mais désormais, d’ici à la fin de l’année, les logos vont disparaître » des affiches et des tracts et « je serai la candidate "Faire respirer Lille" et non plus LREM », a-t-elle dit lors d’une rencontre avec quatre journalistes.

A la question de savoir si le qualificatif de « candidate macroniste » lui convenait, elle a répondu : « Non, ça ne me va pas du tout ! Ça me gêne par rapport aux partenaires politiques qui m’ont rejointe (…) Je veux être une candidate qui rassemble bien plus largement ».

« Je ne suis pas le soldat d’un président de la République tout-puissant »

« On n’est pas dans une espèce de culte de la personnalité (…) Je ne suis pas le soldat d’un président de la République tout-puissant », a insisté Mme Spillebout.

« J’ai voté Emmanuel Macron aux deux tours de l’élection présidentielle » de 2017, « il y a plein de choses que je soutiens » dans sa politique mais aussi « des choses où je garde mon esprit critique ».

Son ancienne concurrente pour l’investiture LREM, Valérie Petit, avait réagi en fin de journée à ses propos en indiquant à l’AFP : « Ces déclarations ne me surprennent guère mais elles me choquent un peu. Moi, je m’assume pleinement comme macroniste ! »