Municipales 2020 à Bordeaux : Le candidat LREM Thomas Cazenave va se lancer à plein temps dans la campagne

POLITIQUE Le candidat investi par La République en marche à Bordeaux, a remis sa démission de son poste de délégué interministériel à la transformation publique

Mickaël Bosredon

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Le candidat LREM aux municipales à Bordeaux Thomas Cazenave, ici avec sa conseillère mobilités Véronique Lajoie.
Le candidat LREM aux municipales à Bordeaux Thomas Cazenave, ici avec sa conseillère mobilités Véronique Lajoie. — Mickaël Bosredon/20Minutes
  • Thomas Cazenave a annoncé ce mardi qu’il allait désormais se consacrer à 100 % à la campagne des municipales.
  • Il est convaincu que « les jeux sont ouverts à Bordeaux ».
  • Il veut présenter un projet métropolitain, estimant que le maire de Bordeaux doit aussi être le président de la métropole.

Il va passer de « candidat du week-end » comme on le surnommait parfois, à candidat à 100 %. Thomas Cazenave, investi par LREM pour les municipales à Bordeaux, a annoncé ce mardi qu’il avait remis sa démission « en fin de semaine dernière » de son poste de délégué interministériel à la transformation publique, au président de la République et au Premier ministre. « Ils l’ont acceptée, considérant qu’il fallait maintenant que je puisse m’engager à 100 % pour les Bordelaises et les Bordelais. »

Cette démission sera effective le 15 novembre lors d’un nouveau comité interministériel. « J’aurai 100 % de mon temps pour bâtir un projet, pour aller convaincre, et porter ce projet d’ici à mars 2020 » a-t-il martelé. « Jusque-là je conciliais les deux, maintenant c’est une nouvelle étape, c’est une accélération de la campagne. »

« Besoin d’un débat après cette période de 25 ans »

Le candidat LREM est convaincu que « les jeux sont ouverts à Bordeaux ». « Les Bordelaises et Bordelais ont aujourd’hui besoin d’un débat après cette période de 25 ans, et j’espère que l’on débattra des projets avec tous les candidats. »

Thomas Cazenave considère en effet que Bordeaux « est à la croisée des chemins. » « On entend les inquiétudes sur l’avenir de la ville : est-elle toujours accessible pour tous ? Est-ce que mes enfants pourront se loger ici ? La deuxième inquiétude, c’est celle de la qualité de vie, alors qu’on rencontre quotidiennement des difficultés de mobilité. Et il y a une prise de conscience qu’en 25 ans, la donne a changé. Certes, la ville a beaucoup évolué, mais dans le même temps les Bordelais ont changé, le numérique change les usages, et il y a l’urgence de la transition écologique. »

« L’héritage n’est pas un projet politique »

Quand il met bout à bout « l’ensemble de ces interrogations », sa conviction « est qu’il faut porter pour Bordeaux une nouvelle ambition et un nouveau projet. Et l’héritage n’est pas un projet politique. Il nous faut retrouver l’audace d’un projet ambitieux, comme en 1995 au moment d’ouvrir le dossier du tramway. »

La même ambition, mais pas les mêmes réponses, car depuis 1995 « la place du vélo et des livraisons en ville avec l’explosion du e-commerce » ont aussi changé la donne. Le candidat a annoncé qu’il présenterait ses projets en matière de mobilité d’ici quelques jours.

Il a aussi insisté sur la nécessité d'« assumer le caractère métropolitain de notre projet ». Estimant que Bordeaux « a une responsabilité en tant que ville-centre », il en conclut que « le maire de Bordeaux doit aussi être le président de la métropole ». « C’est la raison pour laquelle on travaille avec tous les candidats En Marche de la métropole, pour définir une plateforme commune sur les grands sujets. »