VIDEO. Municipales 2020 à Lille : Le Rassemblement national veut « redonner la parole aux quartiers » et aux villes associés

POLITIQUE Après l’éviction d’Eric Dillies, le Rassemblement national (RN) tourne la page et espère faire mieux qu’en 2014 où il avait conquis historiquement cinq sièges

Gilles Durand

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Les têtes de liste Rassemblement national : de gauche à droite, Philippe Guérard à Hellemmes, Eric Cattelin-Denu à Lille et Maxime Moulin à Lomme.
Les têtes de liste Rassemblement national : de gauche à droite, Philippe Guérard à Hellemmes, Eric Cattelin-Denu à Lille et Maxime Moulin à Lomme. — G. Durand / 20 Minutes
  • Après deux campagnes menées par Eric Dillies sous l’étiquette Front national (FN), le Rassemblement national (RN) présente une nouvelle tête de liste.
  • C’est l’avocat et conseiller municipal d’opposition, Eric Cattelin-Denu, qui va conduire la liste RN à Lille.
  • Les trois candidats à Lille, Hellemmes et Lomme ont promis un référendum sur le maintien ou non de l’association entre ces trois villes.

Une page se tourne. Après deux campagnes menées par Eric Dillies sous l’étiquette Front national (FN), le Rassemblement national (RN) s’attaque à nouveau au beffroi de Lille, mais avec une nouvelle tête de liste : Eric Cattelin-Denu. Déjà conseiller municipal d’opposition, cet avocat compte bien dépasser le score de 2014.

Lors des précédentes élections municipales, feu le FN était parvenu à obtenir 18 % des voix au second tour, décrochant cinq sièges. Une première à Lille. Or, le principal artisan de ce bon score, Eric Dillies, a été exclu, l’an dernier, du parti de Marine Le Pen. Pour l’extrême droite lilloise, il fallait donc trouver un nouveau chef de file.

« Il faut redonner la parole aux quartiers »

« Eric Dillies est le bienvenu pour nous rejoindre, mais il a perdu le leadership », souligne Eric Cattelin-Denu. Cet ancien indépendant, déjà candidat d’opposition sous Pierre Mauroy en 1995, a tenu à parler d’une même voix avec les deux autres têtes de liste du RN : l’avocat Maxime Moulin et le chef d’entreprise Philippe Guérard, respectivement dans les deux villes associées que sont Lomme et Hellemmes.

« Il faut redonner la pouvoir et la parole aux quartiers et s’occuper un peu moins du centre et du Vieux-Lille », assure Eric Cattelin-Denu. Cette parole pourrait d’ailleurs s’exprimer, en premier lieu, sur l’association entre Lille, Hellemmes et Lomme.

Le coup du référendum

« Hellemmes est le parent pauvre de cette union », déplore Philippe Guérard, tête de liste à Hellemmes. « Le référendum pour choisir de rester ou non ville associée avec Lille s’appliquera quand on gagnera une ville », indique Maxime Moulin, chef de file à Lomme. Les candidats de La France Insoumise promettaient le même référendum, la semaine dernière. Mais pas le même programme.

Car les trois leaders ont annoncé vouloir faire campagne sur les valeurs sûres du RN : insécurité, insalubrité et cadre de vie. « On constate beaucoup d’incivilités, affirme Philippe Guérard. A tel point que certaines personnes nous racontent qu’elles n’osent plus rentrer seules chez elle, le soir ».

« L’urbanisation est terrible à Lille. Des quartiers sont fragilisés. La mixité, telle que la prône la gauche caviar, c’est ajouter de la misère à la misère. On voit apparaître des zones de non-droit », s’insurge Eric Cattelin-Denu qui estime que la maire (PS) actuelle, Martine Aubry est « en fin de règne ». Une Martine Aubry qui n’a toujours pas officiellement annoncé son intention de briguer un quatrième mandat.