Municipales 2020 à Toulouse : Avec son premier colistier, Jean-Luc Moudenc joue la carte du renouvellement

POLITQUE Dans le cadre des prochaines municipales, le maire sortant de Toulouse a décidé de jouer la carte du renouvellement en présentant son premier colistier : Nicolas Misiak, un quadra qui dirige une start-up

Béatrice Colin

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Nicolas Misiak, premier colistier présenté par le maire de Toulouse,  Jean-Luc Moudenc (LR).
Nicolas Misiak, premier colistier présenté par le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR). — B. Colin / 20 Minutes
  • Le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR), s’est lancé dans la campagne des municipales il y a un mois.
  • Ce lundi, il a présenté son premier colistier, Nicolas Misiak, un néo-Toulousain, non encarté, cofondateur d’une start-up du secteur digital.
  • « Macron-compatible », le maire est toujours en discussion avec LREM et les autres partis de sa majorité, qui ont jusqu’au 30 octobre pour indiquer s’ils veulent se lancer à ses côtés.

Ce n’est pas un joueur du Stade Toulousain ni un ponte de l’aérospatiale. Son nom ne vous dira certainement pas grand-chose. Pourtant, ce quadra est le premier colistier que Jean-Luc Moudenc(LR), le maire sortant de la Ville rose, a décidé de présenter.

Cofondateur de la start-up toulousaine Ublu, spécialisée dans le développement d’application Web, Nicolas Misiak vit à Toulouse depuis quatre ans. Passionné par l’écologie urbaine, les transports ou encore le digital, c’est lui qui a proposé ses services il y a un an à Jean-Luc Moudenc.

« Je ne le connaissais pas avant qu’il candidate. La garantie pour avoir de nouvelles idées, c’est d’ouvrir la porte, d'avoir de nouveaux profils. Nicolas Misiak réunit beaucoup de choses. Il est néo-toulousain, il a un parcours start-up, une formation scientifique, il s’intéresse aux thèmes sur lesquels on devra s’investir », justifie le candidat d’Aimer Toulouse.

A l’heure ou des listes font la part belle aux candidatures volontaires, l’élu sortant a décidé de montrer sa capacité à répondre aux propositions.

Nicolas Misiak fera partie des 50 % de la liste « ouverte aux citoyens non encartés ». En 2014, lorsqu’il a accédé au Capitole, Jean-Luc Moudenc était parti avec des novices en politique. A l’époque 82 % de ses colistiers n’avaient jamais siégé au conseil municipal.

Renouveler et recomposer

Cette fois-ci, il va devoir composer avec les sortants, prêts à reprendre du service lors d’un second mandat, tout en renouvelant. Sans parler des militants politiques. D’ici à la fin du mois, les partis doivent lui dire s’ils s’engagent à ses côtés, que ce soit LREM, LR ou encore le MoDem et le Mouvement radical.

« J’ai une possibilité de récuser les candidats. Je dois veiller à un équilibre harmonieux de la liste. Quand on veut la pluralité, c’est plus subtil. Dans la recomposition, on doit aussi tenir compte du travail fait et la loyauté au maire », prévient Jean-Luc Moudenc. Si certains sortants ont déjà fait savoir qu’ils ne seront pas de la partie, d’autres doivent déjà s’interroger pour savoir si on leur proposera même d’être en queue de liste.