Municipales 2020 à Paris : « J’ai décidé d’être candidat dans le 15e arrondissement », annonce Gaspard Gantzer

INFO «20 MINUTES» Gaspard Gantzer, candidat à la mairie de Paris (Parisiennes, Parisiens) annonce à « 20 Minutes » qu’il sera tête de liste dans le 15e arrondissement

Propos recueillis par Romain Lescurieux

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Gaspard Gantzer, candidat a la Mairie de Paris sous la bannière Parisiennes, Parisiens.
Gaspard Gantzer, candidat a la Mairie de Paris sous la bannière Parisiennes, Parisiens. — Jacques WITT/SIPA
  • Gaspard Gantzer se porte candidat dans un arrondissement acquis à la droite. Philippe Goujon (ex-LR, nouveau 100 % Paris, le mouvement de Pierre-Yves Bournazel) en est maire depuis 2008 et se représente pour 2020.
  • L’ex-conseiller de François Hollande et de Bertrand Delanoë veut mettre l’accent sur les familles et la sécurité.

Gaspard Gantzer entre en piste. A moins de six mois des élections municipales, le candidat à la mairie de Paris qui se présente sous l’égide de son mouvement Parisiennes, Parisiens sera tête de liste dans le 15e arrondissement, annonce-t-il à 20 Minutes.

Crédité de 1 % des intentions de vote au premier tour, selon un sondage Ipsos/Sopra Steria pour Le Figaro et LCI, publié fin septembre, l’ex-conseiller de François Hollande et de Bertrand Delanoë, s’accroche. « Courbaturé » par une course à pied réalisée la veille avec des soutiens du métro Bercy à… l’Hôtel de ville, le candidat qui prépare le marathon de New York, croit en un coup de force sur ses terres natales.   Le 15e, fief historique de la droite parisienne, où la maire de Paris, Anne Hidalgo, a échoué à trois reprises et pourrait ne pas y retenter sa chance. Logements, sécurité, familles et réveil festif… Gaspard Gantzer explique son choix et sa vision pour cet arrondissement à enjeux, guetté par Benjamin Griveaux.

Pourquoi vous présentez-vous dans le 15e arrondissement ?

Cet arrondissement m’a vu grandir. Je suis né dans le 14e mais j’ai passé les vingt-cinq premières années de ma vie dans le 15e, du nord au sud, d’est en ouest. Je suis très attaché à cet arrondissement, personnellement, familialement. Au-delà de cet aspect, cet arrondissement est le reflet de Paris. C’est le plus peuplé et un des plus étendus où on y retrouve toute la diversité de la société parisienne : des jeunes, des aînés, des actifs, des inactifs, de toutes les origines, de tous les sexes et de tous les horizons. Il y a aussi un vrai rayonnement culturel et économique. Enfin, c’est un arrondissement familial. Toutes les familles y sont représentées : mononucléaire, monoparentale, recomposée. Et si j’ai décidé d’être candidat dans le 15e c’est justement pour faciliter la vie de ces familles parce que c’est le combat le plus important à mener dans cet arrondissement.

Le 15e arrondissement est acquis à la droite. Philippe Goujon (ex-LR, nouveau 100 % Paris, le mouvement de Pierre-Yves Bournazel) en est maire depuis 2008 et se représente pour 2020. Anne Hidalgo a, elle, échoué à trois reprises. Comment comptez-vous vous démarquer ?

Philippe Goujon est élu dans le 15e depuis près de 40 ans. Il a fait des bonnes choses pour cet arrondissement mais aujourd’hui il faut mettre en place une nouvelle équipe, une nouvelle génération avec des gens neufs et frais qui peuvent réenchanter le 15e et le faire pétiller de nouveau. Ce ne sera pas un combat facile, c’est pour ça que je l’aborde avec beaucoup d’humilité. Anne Hidalgo n’a, elle, jamais gagné dans cet arrondissement. Je ferai tout pour réussir là où elle a échoué.

Vous parlez de « réenchanter », de faire « pétiller le 15e », souvent qualifié d’arrondissement endormi. Comment allez-vous vous y prendre ?

Mes priorités sont les familles. Puis, l’accès au logement, la propreté et les services publics. Je propose notamment la création de 2.000 nouvelles places en crèche dans le 15e. Il y a aussi le sujet de la sécurité. Il y a un certain nombre d’endroits où il faut rétablir l’ordre. Notamment dans le quartier de Balard. Avec la police nationale nous devrons avoir une action résolue et impitoyable. Enfin, l’écologie. Le parc André Citroën a mal vieilli. Il faut le restaurer. Et pour finir, je souhaite que le 15e soit à nouveau une fête. Il faut davantage de lieux comme la guinguette de La Javelle. Ou le bar Le Cristal. Sur la convivialité et la joie de se retrouver, on peut faire mieux dans le 15e.

Sur le logement, comptez-vous mettre l’accent sur les logements sociaux dans le 15e ?

Comme dans tout Paris, le 15e doit respecter la loi qui prévoit que la part des logements sociaux atteigne 25 %. Le 15e est en retard. Il faut donc combler ce retard. Il faut aussi mettre le paquet sur les logements étudiants et les logements intermédiaires, pour les classes moyennes. Il faut que toutes les catégories soient représentées.

Sur la sécurité, Philippe Goujon a toujours défendu une police municipale armée. Et vous ?

J’ai toujours été favorable à la création d’une police municipale armée. Les policiers doivent pouvoir se défendre. Si on leur demande d’intervenir sur des terrains où il y a des trafics de drogue, il faut qu’ils puissent se faire respecter.

Vous parlez de la Javelle, du Cristal… Il ressemble à quoi le 15e de Gaspard Gantzer ?

J’aime tous les 15es. Le 15e populaire du sud, le 15e plus familial, le 15e animé de Beaugrenelle et Convention. J’ai passé l’essentiel de ma vie au centre Beaugrenelle. Ma première sortie en boîte de nuit c’était d’ailleurs à l’Aquarium. J’ai fréquenté tous les bars du quartier, les cafés, notamment pour réviser le concours de Sciences Po, l’ENA. Du Régalia à Javel au Dupont à Convention en passant par le Pierrot à la Motte, les cafés du 15e m’ont jusqu’ici porté chance.

Le 16 octobre, vous organisez « une fête ouverte à tous » au Globo (10e). Benjamin Griveaux a répondu présent pour « partager une bière » avec vous. Le début d’une alliance ?

Cette campagne va être exigeante sur le fond. Mais ça n’empêche pas de faire de la politique joyeusement et avec le sourire. Nous avons donc proposé à toutes les Parisiennes et Parisiens et à tous nos concurrents de se retrouver pour le verre de l’amitié. Benjamin Griveaux a dit oui. Cédric Villani et Pierre-Yves Bournazel réfléchissent. David Belliard a un empêchement. Danielle Simonnet ne voit pas l’intérêt. Et Anne Hidalgo n’a pas répondu. Pour le verre avec Benjamin Griveaux, il ne faut rien y voir de politicien. Chacun présentera ses listes dans tous les arrondissements. Mais la politique ce n’est pas la guerre.