Municipales 2020 à Toulouse : La liste citoyenne « Archipel » prend forme et aura une tête d’ici novembre

POLITIQUE Le processus de désignation des candidats de la future liste « Archipel Citoyen », soutenue par EELV et LFI, se poursuit à Toulouse. Près de 3.000 votants ont désigné une liste de cent candidats potentiels

Béatrice Colin

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Le reflet de la façade du Capitole dans une flaque d'eau.
Le reflet de la façade du Capitole dans une flaque d'eau. — H. Menal - 20 Minutes
  • Le collectif « Archipel citoyen », lancé il y a deux ans et soutenu par EELV et LFI, veut présenter une liste de candidats aux élections municipales de mars 2020.
  • Après plusieurs semaines de vote en ligne, les cent candidats les plus plébiscités ont été retenus pour la prochaine étape.
  • Seuls 46 d’entre eux seront présents sur la liste après avoir passé une évaluation en octobre. La tête de liste étant désignée d’ici la mi-novembre.

On y trouve aussi bien des élus socialistes ou écologistes sortants de l’opposition que de simples citoyens engagés au sein d’associations. Le collectif « Archipel Citoyen », qui a décidé de se lancer dans la bataille des municipales, a depuis lundi soir 100 noms de candidats pour former sa liste.

Parmi eux, Odile Maurin, connue pour son engagement sur l’accessibilité ou les questions sociales, mais aussi l’ancien porte-parole du Droit au logement, François Piquemal, l’avocate engagée Claire Dujardin, l’écologiste Antoine Maurice ou l’ex-PS Romain Cujives. Ces cinquante femmes et cinquante hommes sont ceux qui ont recueilli le plus de suffrages lors d’un vote en ligne organisé ces dernières semaines.

Au total, 147 personnes avaient décidé de présenter leur candidature dans le cadre de la constitution de cette liste, volontairement ou après avoir été plébiscitées. Tous se sont engagés sur les valeurs d’Archipel, notamment en adoptant une nouvelle méthode de désignation « plus démocratique ».

« C’est un succès, on avait un objectif, nous l’avons dépassé. 3.049 personnes se sont inscrites sur le site et 25.000 votes ont été exprimés. Aujourd’hui nous avons des appels de citoyens de Chambery, Dunkerque et Montpellier qui veulent s’inspirer de notre démarche. Nous construisons une nouvelle façon de faire », se félicite Maxime Le Texier, l’un des initiateurs du collectif qui a vu le jour il y a deux ans et rallié depuis à sa démarche EELV et La France Insoumise.

Tête de liste mi-novembre

Mais si un cap est franchi, la constitution de la liste est loin d’être achevée. Seules 46 des 100 personnes désignées feront partie de la liste définitive qui sera soumise au vote des Toulousains le 15 mars prochain. En effet, 23 des 69 places sont réservées à des candidats tirés au sort sur les listes électorales et qui accepteront d’y figurer. « Pour l’instant, neuf des tirés au sort sont intéressés. Nous sommes en train de les relancer, nous leur avons envoyé un nouveau courrier pour leur expliquer notre démarche », explique Caroline Honvault d’Archipel.

Les 100 personnes toujours en lice devront présenter leur projet, certainement le 19 octobre prochain. « Chacun d’entre eux passera devant un jury de dix évaluateurs, eux-mêmes tirés au sort parmi ceux qui ont voté ou ont signé notre appel », poursuit la porte-parole. A l’ensemble des colistiers de décider qui occupera telle ou telle place. La tête de liste devra par ailleurs être désignée d’ici le 15 novembre.

Et dans cette nouvelle phase, pas question de valoriser ceux qui connaissent déjà les rouages de la politique et sont issus de la France Insoumise ou encore d’EELV comme certains le craignent.

Critiques à droite et à gauche

« Tous les compteurs sont remis à zéro. Nous avons des garde-fous et un comité des sages qui veillera à ce que tous les quartiers soient représentés, toutes les classes d’âges, etc.. On veut une liste qui ressemble à Toulouse », insiste Caroline Honvault.

Depuis plusieurs semaines, Archipel citoyen est la cible d’attaques formulées par d’autres candidats, que ce soit Jean-Luc Moudenc, qui les a qualifiés « d’ultras ».

Ou encore de la socialiste Nadia Pellefigue qui a pointé dans leur processus « une agrégation de campagnes individuelles qui ne fait pas un projet ». La possibilité de voir surgir à gauche une seule et même liste semble plus que compromise.