Municipales 2020 à Marseille : Stéphane Ravier (RN) lance sa campagne autour de la sécurité, et tape sur la mairie en place

MUNICIPALES 2020 Candidat aux élections municipales de Marseille (Bouches-du-Rhône) pour le Rassemblement National, Stéphane Ravier a présenté ses têtes de liste par secteur

Adrien Max

— 

Stéphane Ravier, entouré des sept autres têtes de liste par secteur pour les élections municipales de 2020 à Marseille.
Stéphane Ravier, entouré des sept autres têtes de liste par secteur pour les élections municipales de 2020 à Marseille. — Adrien Max / 20 Minutes
  • Stéphane Ravier, candidat du Rassemblement National à la mairie de Marseille présentait ses têtes de listes par secteur.
  • La sécurité sera le thème central de sa campagne.
  • Il critique également le bilan de l’équipe Gaudin, à la tête de la mairie depuis 25 ans.

Il est candidat « depuis cinq ans et demi ». Le sénateur Rassemblement National (RN) des Bouches-du-Rhône et ancien maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille – un poste qu’il a dû céder à sa nièce Sandrine D’Angio après la fin du cumul des mandats –, Stéphane Ravier, a convoqué la presse ce jeudi après-midi pour présenter celles et ceux qui l’accompagneront par secteur aux élections municipales de Marseille.

Quatre femmes et quatre hommes, dont Franck Allisio candidat dans les 11e et 12e arrondissements après avoir été le conseiller de Marine Le Pen, mais aussi ancien président des Jeunes Actifs des Républicains sous l’ère Sarkozy. Stéphane Ravier, un temps pressenti pour se présenter dans les 15e et 16e arrondissements, secteur de son ennemie de toujours Samia Ghali, se représentera finalement dans son fief des 13e et 14e arrondissements.

L’équipe Gaudin dans le viseur

« C’est une marque de fidélité et une preuve de mon attachement, s’est-il justifié. Plusieurs personnes m’ont conseillé de me présenter ailleurs, que je pourrais apporter un plus dans d’autres secteurs grâce à ma notoriété et à l’action reconnue que nous avons menée. Mais on ne saura pas cette fois [si je peux apporter un plus dans d’autres secteurs], même si j’y ai bien réfléchi. Je suis dans ce secteur, j’y reste ». Tout en précisant qu’en cas de victoire à la mairie centrale, il ferait le choix du poste de mairie plutôt que de celui de sénateur, bien que ce poste lui ait « permis d’acquérir une certaine notoriété et crédibilité au niveau national ».

Pour espérer obtenir le poste de maire de Marseille, il a choisi de taper sur l’équipe municipale en place. « Aujourd’hui, on pousse Jean-Claude Gaudin dans les orties, on veut le jeter dans le Vieux-Port, mais n’oublions pas que les Vassal, Gilles et consorts doivent assumer les conséquences de 25 ans de règne. La saleté des rues, c’est eux, la pollution, c’est eux, les écoles, c’est eux, les migrants qui squattent, c’est eux, les islamistes qui prospèrent, c’est eux. On me reproche souvent de faire du Marseille bashing, mais c’est de leur faute », a-t-il énuméré. Sans oublier d’évoquer le grand remplacement, un thème qui lui est cher.

La sécurité, thème central

Stéphane Ravier a promis des « surprises » dans cette « campagne qui s’annonce inédite », et pour laquelle « tous les résultats sont envisageables ». Pour cela il s’appuiera sur le thème de la sécurité, thème central de sa campagne. « La sécurité n’est pas un coût, mais un investissement », a-t-il martelé, tout en promettant de grossir le contingent des policiers municipaux à 1.000 s’il était élu. « Mais le programme en détail viendra en temps et en heure », a prévenu Stéphane Ravier.

Ses adversaires, Les Républicains, comme La République en Marche « ne me font pas peur », a-t-il conclu. « A force d’être en marche, les quatre députés LREM ne se sont toujours pas installés et nous attendons toujours l’homme providentiel à Marseille. Quant aux Républicains, cette élection viendra les sanctionner comme aux Européennes lors desquelles les électeurs de Marseille leur ont accordé 8 % ». Après cette présentation à la presse, il a réuni ses soutiens pour un premier meeting de campagne.