Le tableau de bord du second tour

MUNICIPALES Un tiers des villes seulement revote dimanche. Révision de ce qui reste à gagner ou perdre, en chiffres...

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La gauche ne sera pas présente au second tour des élections municipales aux Sables d'Olonne, sa liste n'ayant pas été déposée à temps à la préfecture de Vendée à la suite d'une distraction, a-t-on appris mercredi auprès d'une candidate sur cette liste.
La gauche ne sera pas présente au second tour des élections municipales aux Sables d'Olonne, sa liste n'ayant pas été déposée à temps à la préfecture de Vendée à la suite d'une distraction, a-t-on appris mercredi auprès d'une candidate sur cette liste. — Mychèle Daniau AFP/Archives
  1. Le deuxième tour concerne 898 villes (ou secteurs à Paris, Lyon et Marseille) de plus de 3.500 habitants, soit environ le tiers des villes de cette catégorie. Hors Paris-Lyon-Marseille, 125 communes de plus de 30.000 habitants et 283 entre 9.000 et 30.000 habitants sont concernées.

  2. 76.974 candidats sont en lice sur 2.412 listes sont en lice. 49,1% sont classées à droite, 45,8% à gauche et 2,5% MoDem. 1,7% sont classées autonomistes ou régionalistes, 0,5% Front national et 0,4% extrême gauche.

  3. Deux communes verront s'affronter 5 listes (Lens et Carrières-sur-Seine dans les Yvelines) et deux des listes uniques, Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) et Fosses (Val d'Oise).

  4. 423 sur 898 villes de plus de 3.500 habitants connaîtront des triangulaires.

  5. Dans les communes de moins de 3.500 habitants, 388.055 sièges de conseillers municipaux sur 435.718 ont été pourvus au premier tour, soit 89,1%.

  6. Depuis les municipales de 2001, la droite dirige 223 villes de plus de 20.000 habitants et la gauche 178.

  7. 77 villes de plus de 30.000 habitants sont restées à gauche dès le premier tour, 59 à droite et 3 au MoDem. 9 ont basculé de droite à gauche et 2 de gauche à droite.

  8. Sur les 36 villes de plus de 100.000 habitants, la droite en détient 21 (dont Marseille, Toulouse, Nice, Bordeaux et Strasbourg), la gauche 16 (dont Paris, Lyon, Nantes, Lille, Montpellier et Rennes).

  9. Sur les 26 villes de 100.000 à 200.000 habitants, la droite a conservé au premier tour Toulon et devrait l'emporter au deuxième tour à Boulogne-Billancourt et Nancy, déjà à droite. Elle ne peut conquérir à la gauche qu'Angers. Enfin, elle est en ballotage plus difficile dans dix villes (Le Havre, Mulhouse, Saint-Etienne, Aix-en-Provence, Amiens, Metz, Caen, Nîmes, Orléans, Perpignan).

  10. La gauche conserve au premier tour Le Mans, Limoges, Besançon, Dijon, Rouen et devrait l'emporter au deuxième tour dans des villes qu'elle détient déjà: Lille, Grenoble, Villeurbanne, Tours, Brest, Clermont-Ferrand.

  11. 11 villes peuvent donc basculer: 10 à gauche et une seule à droite.

  12. Sur les 10 villes de plus de 200.000 habitants, la gauche a gardé ou est en passe de garder Paris, Nantes, Lyon, Rennes et Montpellier. Bordeaux et Nice sont acquises à la droite. Deux villes semblent basculer à gauche : Strasbourg et Toulouse. Marseille resterait à droite, mais le scrutin semble être serré.
  • Meilleure hypothèse pour la gauche : 8 villes à gauche et 2 à droite.
  • Meilleure hypothèse pour la droite : 5 villes à droite et 5 à gauche (il faudrait que Toulouse, Strasbourg et Marseille soient sauvées par la droite).