Les capitaines mouillent le maillot

Hélène Ménal - ©2008 20 minutes

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Dans la dernière ligne droite, les deux finalistes n'épargnent ni leur physique, ni leur adversaire. Hier, ils étaient tous les deux de sortie en centre-ville. Jean-Luc Moudenc (centriste, soutenu par l'UMP) a remonté la rue d'Alsace entouré de jeunes et, surtout, de Fabien Pelous. Décidé « à s'arracher pour faire basculer ce match serré », le rugbyman a signé ses autographes directement sur les tracts du maire sortant. Et au jeu de la popularité, Pierre Cohen (PS) a rencontré aussi un beau succès à quelques rues de là, en se promenant avec le chanteur Magyd Cherfi.

Mais l'heure est aussi aux ultimes attaques. Revigoré par son alliance avec le MoDem de Jean-Luc Forget, Jean-Luc Moudenc a tiré le premier : « Dimanche prochain, les Toulousains auront deux choix. Soit un maire de fermeture, arc-bouté sur un parti et qui verrouillera la ville, soit un maire de rassemblement ». Moins d'une heure plus tard, au QG du candidat de gauche, les colistiers Verts, PC, PRG et MRC expliquaient combien Pierre Cohen avait « rassemblé dès le premier tour », combien il était « cohérent et droit ».

Le candidat socialiste a achevé le tableau hier soir, pour son dernier grand meeting à la salle Jean-Mermoz. « Moudenc s'est débarrassé une fois de plus de ses fidèles conseillers municipaux pour faire place aux ralliés de la dernière heure [...]. Cette manière de faire de la politique me répugne » a-t-il lancé ajoutant : « Entre lui et nous, y a pas photo : c'est la gauche, toute la gauche, contre la droite, toute la droite ».

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