« Panafieu a été plus calme et souriante »

M. G. et S. C. - ©2008 20 minutes

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Bataille de chiffres, de sourires forcés et de mauvaise foi. Le débat entre Bertrand Delanoë et Françoise de Panafieu, hier soir sur Canal +, a été le théâtre de molles empoignades entre les deux candidats à la Mairie de Paris. Chacun était venu avec son listing de chiffres, Panafieu pour critiquer la mandature Delanoë, Delanoë pour rappeler ce qui s'était fait sous Chirac et Tiberi... Les deux élus ont récité leur programme provoquant, parfois, quelques réactions épidermiques. Françoise de Panafieu a ainsi réussi à piquer au vif Bertrand Delanoë lorsqu'elle l'a accusé de n'avoir rien fait pour le transport des handicapés « alors que vous êtes là depuis sept ans ». Contrarié, celui-ci lui a rétorqué qu'« apparemment, les Parisiens ne trouvent pas ça trop long, vu ce qu'ils ont voté dimanche dernier ».

Denis Muzet, sociologue et directeur de l'institut Médiascopie, confirme que « sur le plan de l'attitude, Françoise de Panafieu a été plus calme et souriante. Bertrand Delanoë a tenté un duel argument contre argument, mais il n'a pas réussi à l'instaurer. Elle ne l'a quasiment pas regardé, a cherché à établir une complicité avec la journaliste Laurence Ferrari et donc avec le téléspectateur. » La candidate UMP n'a pas forcément atteint son but, la journaliste lui lançant sèchement : « Vous pouvez vous adresser à M. Dela-noë. » Droit comme un « i », le maire de Paris n'a, lui, pas lâché son adversaire des yeux. « Bertrand Delanoë s'est tendu, se référant au passé, réduit à défendre son bilan, poursuit le sociologue. Tandis que Panafieu a parlé du futur, multipliant les verbes comme renouer, réorienter ou relancer. »