Le MoDem parisien se prépare à une traversée du désert

MUNICIPALES Le parti centriste se voit boudé par le PS qui lui préfére les Verts...

Sophie Caillat

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Malgré un score plutôt décevant, l'appoint du MoDem pourrait s'avérer décisif dans plusieurs arrondissements de la capitale
Malgré un score plutôt décevant, l'appoint du MoDem pourrait s'avérer décisif dans plusieurs arrondissements de la capitale — Jean Ayissi AFP

La fin d’une longue saga. La main tendue du MoDem aux socialistes à Paris s’est terminée par une claque. Après avoir attendu toute la journée une réponse à sa proposition de partenariat, Marielle de Sarnez a finalement téléphoné à Bertrand Delanoë, qui lui a dit non. Tirant les conclusion de leurs « divergences sur le fond » et « prenant en compte son souhait revendiqué d’autonomie », le maire sortant lui a proposé un «partenariat original» après le second tour.

Comprendre : la traversée du désert. Car le MoDem qui a décidé de maintenir ses listes dans les trois arrondissements où c’est possible (le 5è, le 7è et le 14è) a de grandes chances de n’avoir lundi prochain aucun conseiller de Paris, et ne pourra en tout cas pas constituer de groupe dans l’assemblée parisienne. Il sera autorisé à voter les délibérations de la majorité, et pourra prétendre présider des commissions. «C’est quelqu’un qui se veut rassembleur et qui préfère la fermeture à l’ouverture», a regretté, amère, la leader centriste.

Deux pour danser le tango

«La visibilité politique ne passe pas par le Conseil de Paris» , relativise Philippe Meyer. Le journaliste de Radio France, qui réalise 14,3% dans le 5è, confie qu’il aurait «de loin préféré que les choses se passent autrement, mais il faut être deux pour danser le tango», et la gauche n’a pas voulu entrer dans la danse du centrisme. Sa présence au second tour risque-t-elle de faire le jeu du maire sortant, Jean Tiberi? Philipe Meyer s’en défend : «ne me mettez pas sur les épaules les conséquences d’une décision que je n’ai pas prise».
Dans le 7è, la candidate MoDem Véronique Delvolvé-Rosset qui cumule 15,7% se résigne à ne pas être élue au conseil de Paris. «J’aurais un siège de conseillère d’arrondissement, mais j’ai 35 ans, je ne suis pas pressée», s’enthousiasme cette ancienne maire-adjointe de l’UMP Michel Dumont dans le 7è. Elle se félicité déjà d’avoir «empêché Dati de passer au premier tour», et veut prouver au deuxième qu’«il y a une place pour le centre-droit à Paris». Décidément, entre centre-droite et centre-gauche, le MoDem parisien a balancé toute cette campagne. Une ambiguïté fatale.

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