«Nous ne sommes pas dans une stratégie d'alliance»

ELECTIONS C'est ce qu'affirme François Hollande au lendemain du premier tour des élections municipales...

Sa. C. avec agence

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Le Parti socialiste s'est refusé à tout triomphalisme à l'issue du premier tour des élections municipales et cantonales, sa nette avance sur l'UMP devant être "confirmée" lors du second tour, et l'issue s'annonçant incertaine à Toulouse, et plus encore à Marseille.
Le Parti socialiste s'est refusé à tout triomphalisme à l'issue du premier tour des élections municipales et cantonales, sa nette avance sur l'UMP devant être "confirmée" lors du second tour, et l'issue s'annonçant incertaine à Toulouse, et plus encore à Marseille. — Pascal Lachenaud AFP

Au lendemain du premier tour des élections municipales, l’heure est au bilan. A droite, le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian a reconnu «une petite défaite» mais «pas un vote sanction», lundi matin sur RTL.

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«On nous avait tellement annoncé la Bérézina, une catastrophe absolue que c'est une petite défaite», a-t-il affirmé. Interrogé sur l'opportunité d'une intervention du président de la République entre les deux tours, il a jugé que ce n'était «pas indispensable».

Quant à savoir si le chef de l’Etat, au plus bas dans les sondages, avait eu une influence négative sur le scrutin, Philippe Devedjian balaie cette idée de la main: «Je ne crois pas que Nicolas Sarkozy ait été un handicap parce que c'était sa politique qui était en cause. Or premièrement il n'y a pas eu de vote sanction et deuxièmement dans toute cette campagne, on a débattu de beaucoup de choses mais surtout pas des 50 réformes qui ont été faites par ce gouvernement en neuf mois, ce qui est un exploit».

Avec ou sans le MoDem?

Et l’UMP prévoit déjà la suite: Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian se sont dit prêts lundi à engager «une négociation globale» avec le MoDem pour le 2e tour des municipales en acceptant notamment de soutenir François Bayrou à Pau, au lieu du maire sortant ex-PS Yves Urieta.

Une stratégie qui n'est pas privilégiés par le PS. De son côté, François Hollande a précisé sur France Info que le parti n’était «pas dans une stratégie d'alliance» avec le MoDem, prenant ainsi le contre-pied de Ségolène Royal qui prônait dimanche soir «des alliances partout» avec le parti de François Bayrou. Ségolène Royal «a raison de dire qu'il faut travailler au rassemblement» mais «ça ne peut pas se faire avec François Bayrou lui-même qui s'y refuse», a-t-il insisté. «On ne peut pas construire une alliance avec quelqu'un qui d'abord n'en veut pas et qui a comme seul objectif de victoire la ville de Pau qui est dirigée par la gauche depuis 1971», a-t-il souligné.