La gauche contre le FN à Hénin-Beaumont

C. R. et O. A. - ©2008 20 minutes

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La stratégie d'union de la gauche a payé à Hénin-Beaumont : avec 43,1 % des suffrages, le maire (DVG) sortant, Gérard Dalongeville, devance très nettement les 28,5 % obtenus par le FN Steeve Briois, assisté de Marine Le Pen. Mais Daniel Duquenne, ancien équipier du maire et à la tête de l'« Alliance républicaine », compte également se maintenir au deuxième tour, avec ses 18,6 %.

Les représentants des trois listes ont d'ailleurs affiché leur satisfaction dès hier soir. « C'est le résultat d'une dynamique de rassemblement, a expliqué Gérard Dalon-geville. C'est aussi l'expression d'une satisfaction sur notre bilan. » Daniel Duquenne estime cependant que son score lui « permettra d'incarner une véritable opposition à Hénin-Beaumont, comme promis aux électeurs. » Mais pour Danielle Pruvot, présidente départementale de la Ligue des droits de l'homme, « ceux qui provoquent une triangulaire en présence du FN porteront une responsabilité historique ».

Du coup, malgré sa deuxième position, Steeve Briois reste optimiste : « Dalongeville n'a plus aucune réserve de voix. Et le FN est le premier des opposants au maire sortant. » Reprenant le slogan de ses concurrents, la tête de liste FN appelle à son tour à un « Front républicain contre Gérard Dalongeville ». Marie-Noëlle Lienemann, n° 2 sur la liste Dalongeville, estime pourtant que « ça y est, le FN est mort ». Le maire sortant est plus prudent : « Je resterai tant qu'il existera à Hénin-Beaumont. »