Suspense dans les permanences

- ©2008 20 minutes

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A partir de 18 h, heure de fermeture des bureaux de vote d'Aix, l'ambiance devient tendue dans les permanences. Chez Alexandre Medvedowsky (PS), les militants observent sur un tableau les résultats des premiers bulletins. « Oh non, c'est pas possible ! », souffle une militante. « Les premières tendances confirment les derniers sondages. Je reste confiant », précise le candidat PS, dans une sortie éclair. En haut du cour Mirabeau, les militants patientent devant la permanence de Michel Pezet (DVG), trop petite pour contenir tout le monde. « On est pas mal », assure une militante. Même diagnostic chez François Xavier de Perretti (MoDem), même si l'on reste plus prudent. A deux pas, la permanence de campagne de l'UMP a carrément fermé ses portes. Maryse Joissains, avec des militants, circule de bureaux en bureaux jusqu'à la mairie où des applaudissements et des exclamations ravies accompagnent les derniers résultats. « Je suis fatiguée mais contente. Je m'en sors plutôt bien », estime-t-elle.

Au même moment à Marseille, tout le monde ronge son frein. Au MoDem, on craint un « vote utile» qui favoriserait les listes Guérini. Un cadre de l'équipe de campagne est pessimiste : « Les derniers jours, on a eu de super retours du terrain. Mais aujourd'hui [jour du vote], les partis majoritaires ont tout verrouillé. » A la permanence PS du 3e secteur, chez Jean-Noël Guérini, le leader n'est pas là mais il téléphone toutes les heures à son numéro deux, Antoine Rouzaud. A 19 h 40, le téléphone sonne encore une fois: « Il ne m'a rien dit mais il avait l'air content», confie-t-il. « On a passé la journée à faire des pronostics et à changer d'avis toutes les dix minutes », dit-il encore. Des militants sont partis en vitesse renforcer les équipes de dépouillement là où on manque de bras.

A l'UMP, dans le 3e secteur où Renaud Muselier affronte Jean-Noël Guérini, la tension est palpable jusqu'à 20 h 55 : les cent premiers bulletins dépouillés sont favorables à l'UMP, les cris de joie fusent. Un militant analyse : « Maintenant les électeurs du MoDem vont devoir choisir entre droite et gauche. »

A. R., F. L., L. B. et L. D.