«Les scores de l’extrême gauche l’encouragent à se fédérer»

INTERVIEW Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, réagit...

Propos recueillis par Catherine Fournier

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Dans son tour de France pour soutenir les candidats LCR aux municipales et lancer son parti anticapitaliste, Olivier Besancenot s'est arrêté lundi dans le Vaucluse pour rencontrer des ouvriers ou défendre un jeune sans papier sous le coup d'une expulsion.
Dans son tour de France pour soutenir les candidats LCR aux municipales et lancer son parti anticapitaliste, Olivier Besancenot s'est arrêté lundi dans le Vaucluse pour rencontrer des ouvriers ou défendre un jeune sans papier sous le coup d'une expulsion. — Patrick Kovarik AFP/Archives
Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, réagit pour 20minutes.fr aux scores obtenus par l’extrême gauche au premier tour des municipales.
 
L’extrême gauche dépasse les 5% dans plusieurs villes. C’est une victoire dans la victoire de la gauche?

Oui, cela prouve que le rejet de la politique gouvernementale ne profite pas seulement à la gauche institutionnelle (PS et PCF). On a obtenu des scores inédits, comme à Louviers (Eure), où ma mère était candidate, et à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), où on a fait plus de 10%.
 
Appelez-vous vos électeurs à reporter leurs voix sur les listes PS-PC?

J’appelle à battre la droite.
 
Même dans le cas d’une alliance de ces listes avec le Modem?

Non. Le Modem est à droite.
 
Les bons résultats de l’extrême gauche vous encouragent-ils à vous fédérer?

Oui, c’est un appel clair à continuer nos résistances et nos combats pour améliorer le quotidien des Français. Or, ce n’est pas parce que l’UMP va perdre plusieurs villes que ce quotidien va changer. On a donc monté des collectifs depuis plusieurs semaines et une réunion est prévue au mois de juin pour définir un programme commun. Un congrès de fondation d’un nouveau parti est ensuite prévu en décembre.