Yves Jégo: «Ce serait une erreur de parler de sanction»

INTERVIEW Le porte-parole de l'UMP se refuse à parler de défaite…

Propos recueillis par Pierre Koetschet

— 

L'UMP revendique "un millier de candidats d'ouverture" dans les 500 plus grandes villes, issus de la gauche, du centre, de la diversité et de la société civile, selon son porte-parole Yves Jego. L'ouverture, "premier commandement" de la Charte municipale, "se décline merveilleusement au niveau local", assure-t-il.
L'UMP revendique "un millier de candidats d'ouverture" dans les 500 plus grandes villes, issus de la gauche, du centre, de la diversité et de la société civile, selon son porte-parole Yves Jego. L'ouverture, "premier commandement" de la Charte municipale, "se décline merveilleusement au niveau local", assure-t-il. — Dominique Faget AFP

Le porte-parole de l'UMP Yves Jégo, élu dimanche à Monterault-sur-Yonne, se refuse à parler de grosse défaite et appelle les électeurs qui n'ont pas voté au premier tour à se mobiliser…

N'est-ce pas une grosse défaite pour la droite?
Non, ceux qui se risquent à parler de grosse défaite sont bien imprudents. On a vu lors des élections législatives qu'en matière électorale, il y avait du flux et du reflux. Il y a six millions de Français qui ont voté à l'élection présidentielle et qui n'ont pas voté lors de ce scrutin. Ils ont peut-être des choses à dire.

Il y a tout de même des revers très symboliques…
Il y a un effet mécanique: nous avons beaucoup gagné en 2001, aujourd'hui, il était normal que ce soit plus difficile. Je crois que la gauche a tort de mélanger les genres. Ségolène Royal ne devrait pas demander d'arrêter les heures supplémentaires payées 25% de plus. Il ne faut pas enlever à ces élections leur caractère local.

Ce résultat n'est-il pas un vote-sanction?
Non, neuf mois après la victoire de l'élection présidentielle, alors que les premières mesures commencent à porter leurs fruits, ce serait une erreur de parler de sanction. Si sanction il doit y avoir, elle arrivera dans cinq ans.

N'est-ce pas un coup dur pour l'UMP qui avait bâti une partie de sa puissance sur les nombreuses municipalités gagnées en 2001?
Attendons donc de voir quelles sont les villes que nous allons prendre et celles que nous allons gagner. En attendant le second tour, nous allons faire campagne calmement, et expliquer clairement aux Français les enjeux de ces élections. Leur expliquer que les villes qui passeront à gauche seront des bastions qui freineront la politique pour laquelle a été élu le président de la République il y a moins d'un an.

Tous vos commentaires, c'est par ici que ça se passe