Quelles sont les compétences du maire en matière de solidarité et d’emploi?

V.G.

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Logement social
Logement social — Sipa

Le maire est un acteur majeur des actions de solidarité sur sa commune. A contrario, les actions en faveur de l’emploi n’entrent qu’indirectement dans son agenda.
 
La responsabilité de la construction de logements sociaux, qui est un des enjeux majeurs de la campagne municipale dans les grandes villes, est confié à la mairie. La loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (loi SRU) impose des conditions strictes aux maires des villes de plus de 3.500 habitants. 20% du parc de logement doit être consacré au logement social, faute de quoi la commune paie une taxe de compensation.
 
Pour mener à bien cette politique, la mairie a le pouvoir de préempter des logements mis en vente et ainsi de les acheter à un prix souvent plus bas que celui du marché. Le maire a aussi une marge de manœuvre sur l’urbanisme: en décidant, par exemple, d’autoriser des immeubles plus hauts, il multiplie les possibilités de logement.

Peu de compétences sur l'emploi

Comme les autres organismes publics, la mairie est tenu d’adapter ses édifices publics (par exemple, l’école primaire) pour garantir l’accessibilité aux personnes handicapées.
 
Au contraire de la solidarité, le maire ne dispose pas de beaucoup de latitude dans le domaine de l’emploi. Ce sont les régions qui assument la formation professionnelle, les départements qui gèrent le RMI. Le rôle du maire se résume donc à améliorer la qualité de vie pour attirer plus d’entreprises et à proposer des facilitations fiscales ou immobilières pour les sociétés.