Les autres points chauds

MUNICIPALES Les enjeux pour chacun d'entre eux...

Alexandre Sulzer avec V.G

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Une victoire aux municipales à Pau (sud-ouest) serait la bienvenue pour le centriste François Bayrou dont l'ambition est de succéder à Nicolas Sarkozy en 2012, mais qui accumule revers et déceptions depuis sa belle performance à la dernière élection présidentielle.
Une victoire aux municipales à Pau (sud-ouest) serait la bienvenue pour le centriste François Bayrou dont l'ambition est de succéder à Nicolas Sarkozy en 2012, mais qui accumule revers et déceptions depuis sa belle performance à la dernière élection présidentielle. — Jean-Pierre Muller AFP/Archives
La liste des autres points chauds.

Pau (Pyrénées-Atlantiques)

Ville symbolique à plusieurs titres. Le maire sortant bockélien Yves Urieta (Gauche moderne) est soutenu par l'UMP et affronte François Bayrou. A ces deux noms s'ajoute celui de Martine Lignières-Cassou, une socialiste, qui va tenter de reprendre la ville du très populaire André Labarrère, mort au cours de son mandat. Le troisième homme de la présidentielle joue gros.

Nice (Alpes-Maritimes)
L'élection pourrait bien mettre fin au règne du maire sortant Jacques Peyrat, élu depuis 1995. L'ex-FN doit en effet affronter la candidature officielle UMP du secrétaire d'Etat, Christian Estrosi, un très proche de Nicolas Sarkozy. La gauche se présente, elle, en rangs divisés.

Belfort
Une ville dans le viseur de l'UMP. Le bastion de Jean-Pierre Chevènement est gagnable alors que le PS a refusé de se ranger derrière le maire sortant MRC Etienne Butzbach (le «Che» a démissionné en juin). L'UMP Damien Meslot compte bien, lui, capitaliser sur sa victoire aux législatives.

Blois (Loir-et-Cher)
L'heure de la revanche? Le PS compte bien récupérer la ville de Jack Lang que Nicolas Perruchot (devenu Nouveau Centre) avait emporté avec 35 voix seulement, en 2001. Le PS Marc Gricourt est en plus soutenu par le PCF et les Verts dans une ville, qui a voté Royal à la présidentielle. Le MoDem pourrait faire la différence.

Reims (Marne)
Il y en a un(e) de trop. Pour succéder au maire sortant divers droite, Jean-Louis Schneiter qui ne se représente pas, deux figures de l'UMP s'opposent. Investi officiellement par le parti, Renaud Dutreil, ancien ministre délégué aux PME, affronte la dissidente Catherine Vautrin, ancienne ministre déléguée à la Cohésion sociale. La socialiste Adeline Hazan pourra-t-elle profiter de cette lutte fratricide dans une ville traditionnellement à droite?

Mulhouse (Haut-Rhin)
Intéressant de voir si le maire sortant Jean-Marie Bockel, élu depuis 1989 et secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, pourra se maintenir. Soutenu par l'UMP, l'ancien socialiste a de bonnes chances dans une ville qui a voté à droite à la présidentielle et aux législatives. Pierre Freyburger, candidat officiel du PS, compte jouer la carte de la fidélité à ses idées.

Orly (Val-de-Marne)
Le parachutage de Razzy Hammadi, ex-président du Mouvement des jeunes socialistes, a irrité les militants socialistes locaux. Du coup, le maire sortant communiste, Gaston Viens (83 ans), se présente également alors que deux autres candidats convoitent l’électorat de gauche: l’ancien socialiste François Phillippon et la communiste Odette Terrade. Antony Dabila, le jeune inconnu investi par l’UMP, espère tirer profit de cette cacophonie.

Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor)
La candidate socialiste Danielle Bousquet a de bons espoirs de reconquérir cette ville perdue en 2001 (et qu'elle voudrait rebaptiser Saint-Brieuc sur mer ou sur baie). Elle y a conservé son poste de député et Ségolène Royal y était majoritaire à la présidentielle. Le maire MoDem sortant, Bruno Joncour, bénéficie toutefois du soutien de l'UMP.

Schiltigheim (Bas-Rhin)
L'une des trois villes où un candidat Gauche Moderne, Jean-Marie Kutner, bénéficie du soutien de l'UMP national. Des responsables de la droite locale présentent toutefois une liste dissidente. Pour prendre la relève du maire rocardien Alfred Muller, qui ne se présente plus, l'adjoint socialiste sortant, Raphaël Nisand, se présente également ainsi qu'une liste écologiste.

Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)
La maire UMP, Maryse Joissains, se représente face à deux de ses adjoints UMP qui ont rallié son vieil adversaire, François-Xavier de Peretti, candidat du MoDem, soutenu par les Verts. La gauche est, elle, divisée, entre le socialiste Alexandre Medvedowsky et l'ancien député PS Michel Pezet.

Saint-Etienne (Loire)
Le duel fratricide entre le maire UMP sortant, Michel Thiollière, et l'ancien député Gilles Artigues (MoDem) pourrait profiter au candidat socialiste Maurice Vincent. Le résultat, d'après les sondages, est très incertain.

Montreuil (Seine-Saint-Denis)
Le maire sortant communiste Jean-Pierre Brard affronte la figure nationale des Verts, Dominique Voynet. Le PS soutient officiellement le PCF mais des dissidents privilégient l'ancienne ministre de l'Environnement.

Puteaux (Hauts-de-Seine)
Ambiance. L'ancien maire, Charles Ceccaldi-Raynaud, veut reprendre à 82 ans la ville à sa propre fille, Joëlle. Le blogueur Christophe Grébert (Monputeaux.com) présente, lui, une liste citoyenne, soutenue par les Verts et le MoDem. Le PS présente son propre candidat, Stéphane Vazia.

La Courneuve (Seine-Saint-Denis)
Le bastion parmi les bastions du PCF va-t-il tomber? Le maire communiste sortant, Gilles Poux, a déjà perdu son siège de député aux législatives au profit du PS Daniel Goldberg. Pour les municipales, le PS, mené par Stéphane Troussel, lance un nouveau défi au PCF en faisant alliance avec les Verts et le PRG.

Calais (Nord)
Petits arrangements entre ex-ennemis. Natacha Bouchart, tête de liste (UMP) à Calais, a signé un accord de partage du pouvoir avec le socialiste Philippe Blet, qui figure sur sa liste. Pas sûr que cela suffise à ravir la ville au maire communiste, Jacky Hénin, premier magistrat depuis 2000.

Metz (Moselle)
Le combat de trop pour Jean-Marie Rausch? L’éternel maire de droite, qui dirige Metz depuis 1971, joue cette année une partie très difficile qui tourne insidieusement autour de l’âge du capitaine (78 ans). L’UMP ne parie pas sur le maire sortant et a investi face à lui la députée Marie-Jo Zimmermann. Une primaire à droite qui pourrait faire le jeu du socialiste Dominique Gros.

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Pour voir quelles sont les villes PS qui pourraient basculer à droite, cliquer ici.

Pour connaître les points chauds qui ne devraient pas basculer, cliquer ici.

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