Un premier tour dans le doute

Philippe Wendling

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Fabienne Keller, l'actuelle maire UMP de Strasbourg, est menacée par l'ex-maire Roland Ries (PS).
Fabienne Keller, l'actuelle maire UMP de Strasbourg, est menacée par l'ex-maire Roland Ries (PS). — G. Varela / 20 Minutes

«Strasbourg a changé» depuis le début de son mandat en 2001, a scandé durant toute sa campagne Fabienne Keller. La ville va-t-elle changer également d’exécutif? Une ébauche de réponse devrait s’esquisser dimanche à l’issue du premier tour des municipales. Les résultats pourraient être serrés entre la maire UMP-UPS sortante et son principal rival, le PS Roland Ries.

Un sondage publié le 5 février par 20 Minutes les donnait au coude-à-coude avec chacun 50% des voix au second tour. Deux autres enquêtes créditent d’une victoire le candidat socialiste au soir du 16 mars. Bénéficiant des bons scores strasbourgeois de son parti à la présidentielle et aux législatives de 2007, il peut aussi se gratifier d’avoir rassemblé l’ensemble des forces socialistes derrière lui.

De son côté, Fabienne Keller peut se targuer, entre autres, d’avoir doté la ville de grands équipements qui lui manquaient et d’avoir fait chuter les chiffres de l’insécurité. Quelque 63% de ses administrés se disent ainsi satisfaits de son bilan. Mais cela sera-t-il suffisant dimanche pour effacer les critiques de l’opposition sur ses méthodes de gouvernance jugées «autoritaires»? Et pour compenser le tort que pourrait lui porter la baisse de popularité de Nicolas Sarkozy ? Autres inconnues du scrutin: le score qu’obtiendront les listes autonomes des Verts et du MoDem. Leur position respective s’avérera cruciale en cas de fusion avant le second tour.

élections
A Strasbourg, les bureaux de vote seront ouverts de 8 h à 20 h, dimanche. Les électeurs auront le choix entre onze listes, dont trois situées à l’extrême gauche et deux à l’extrême droite.