Les sept points chauds de l'agglo

Frédéric Crouzet - ©2008 20 minutes

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Rien n'est joué d'avance. En particulier dans ces sept municipalités, de gauche et droite, qui peuvent basculer ou élire un nouveau maire dimanche ou le 16 mars. Le résultat dans ces villes pourrait influer sur la composition du futur conseil communautaire, qui regroupe les 57 villes du Grand Lyon.

1 La gauche rêve d'Oullins

Et si c'était la surprise de ces élections municipales ? La gauche pense avoir des chances de récupérer la mairie d'Oullins, cité ouvrière passée à droite en 1990. Le candidat PS-PC-Verts Jean-Louis Ubaud a déjà été élu conseiller général du canton d'Oullins en 2004 et Ségolène Royal y a fait jeu égal avec Nicolas Sarkozy en 2007. Le sénateur-maire sortant François-Noël Buffet (UMP), élu dès le premier tour en 2001, mise sur sa solide implantation pour résister à la gauche.

2 Primaires à droite à Ecully

Le maire sortant Yves-Marie Uhlrich, ex-MoDem passé au Nouveau Centre, doit affronter son premier adjoint Régis Blanc, investi par l'UMP. Ce dernier compte sur les nombreux électeurs de Nicolas Sarkozy (72 % au second tour) pour que cette commune bourgeoise de l'Ouest lyonnais tombe dans l'escarcelle du parti présidentiel.

3 Villeurbanne, le MoDem en pivot

Dans la seconde commune de l'agglomération, qui vote à gauche depuis plus d'un siècle, le maire sortant Jean-Paul Bret (PS) s'affiche serein face à l'ancien adjoint lyonnais Henry Chabert (UMP), battu aux législatives. Mais la surprise pourrait venir du MoDem Richard Morales, un radical bien implanté qui avait obtenu 15 % au second tour en 2001. Son score et son choix d'alliance pourraient bien décider de l'avenir de Villeurbanne.

4 Saint-Priest visé par la droite

Cette cité populaire de l'Est lyonnais va-t-elle basculer à droite ? Possible. Le candidat de l'UMP Philippe Meunier a déjà ravi en 2007 le siège de député à la maire sortante socialiste Martine David. La gauche, élue dès le premier tour en 2001, part cette fois divisée. Philippe Meunier doit toutefois affronter une liste MoDem et un dissident UMP.

5 A Décines-Charpieu, le stade en arbitre

Le maire PS sortant Pierre Crédoz, élu depuis 1991, va-t-il faire les frais du projet d'implantation du Grand Stade sur sa commune ? Favorable à l'OL Land après bien des réticences, il doit notamment faire face à une liste montée par des antistade. En cas de victoire, ils promettent de ne pas signer le permis de construire. L'UMP Jean-Paul Repiquet souhaite, lui, que les infrastructures soient construites avant le stade.

6 A Vaulx-en-Velin, duel à gauche

Soutenue par Ségolène Royal, la jeune conseillère générale Hélène Geoffroy (PS) défie le maire sortant Maurice Charrier (ex-PCF) dont elle est l'adjointe. Elu depuis 1985, Charrier a notamment supervisé la rénovation du centre-ville. Laurent Clamaron (UMP), déjà candidat en 2001, ainsi que le MoDem espèrent tirer leur épingle du jeu face à une gauche divisée.

7 Le PS veut reprendre Saint-Fons

La sénatrice Christiane Demontès, première secrétaire de la fédération PS du Rhône, part à la reconquête de cet ancien bastion socialiste, ravi en 2001 par Michel Denis (UMP, Parti radical). La ville s'est prononcée pour Ségolène Royal en 2007, mais le maire, qui affiche un bilan apprécié en matière de sécurité, pourrait bien être réélu. D'autant que la gauche ne part pas unie avec une candidature des Verts.

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