«Une poussée à gauche, mais moins importante qu'on le croit»

Recueilli par Stéphane Colineau

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Jean-François Doridot, directeur général d'Ipsos analyse les enjeux du scrutin.

Ce scrutin intéresse-t-il?

Depuis trois semaines, les Français s'y intéressent, davantage qu'en 2001. Le calendrier joue. En 2001, les municipales étaient surtout un apéritif avant la présidentielle. Mais cela ne signifie pas que la participation sera forte. Un électeur impliqué peut s'abstenir pour montrer son mécontentement. Les vacances scolaires peuvent aussi avoir une influence.

Quels thèmes feront le vote?

D'abord l'environnement, puis le logement. C'est un avantage pour la gauche.

Le climat national affectera- t-il le vote?

Oui, surtout dans les grandes villes, et dans un sens pas très favorable à la majorité. Le plus important reste néanmoins le bilan du maire sortant. Je pense que la poussée à gauche annoncée aura lieu, mais qu'elle sera bien moins importante qu'on le croit.

cantons
Quelque deux mille cantons sont concernés par les élections cette année. Pour l'UMP, l'enjeu est de retrouver la majorité qu'elle a perdue en 2004 dans les départements. «Ce scrutin est d'autant plus essentiel que cette collectivité locale touche la vie quotidienne des Français», analyse Alain Marleix, chargé des élections à l'UMP, qui compte gagner la Seine-et-Marne, l'Oise, le Cher, le Doubs, le Vaucluse ou la Drôme. Le PS veut ravir l'Indre-et-Loire, la Somme, le Lot- et-Garonne ou encore la Charente-Maritime.