Ces ténors qui vont briguer les suffrages

Sophie Caillat

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Claude Goasguen, député UMP de Paris, s'est déclaré jeudi "inquiet" à propos des municipales, jugeant comme "une possibilité" qu'elles virent au cauchemar pour la majorité
Claude Goasguen, député UMP de Paris, s'est déclaré jeudi "inquiet" à propos des municipales, jugeant comme "une possibilité" qu'elles virent au cauchemar pour la majorité — Jacques Demarthon AFP/Archives

Le dernier sondage Ipsos pour 20 Minutes, paru mardi, donne une confortable avance au maire sortant Bertrand Delanoë (PS), crédité de 41% des intentions de vote au premier tour, contre 33% à sa concurrente de l'UMP Françoise de Panafieu. Dans cette élection sans grand suspense, les contours de la future majorité demeurent la principale inconnue. Malgré le faible score prêté aux Verts (5%), le candidat PS-PC-MRC-PRG n'a laissé planer aucun doute sur le renouvellement d'une alliance avec les écologistes. Et attend de voir ce que pèse le MoDem pour accepter ou pas la proposition de «partenariat». Une ouverture au centre rejetée - pour l'instant - par ses alliés de gauche.

Le parti centriste espère réaliser au moins les 11% donnés dans le même sondage, et pouvoir se maintenir dans un grand nombre d'arrondissements. Outre le 12e, le poids du MoDem pourrait être important dans le 14e, où la leader parisienne Marielle de Sarnez et n°2 du parti mène la liste. Dans le 5e, le MoDem Philippe Meyer est annoncé, dans un sondage Ifop paru mercredi, à 18% au premier tour, et ferait 55% face à Jean Tiberi (UMP) au second, un meilleur score que si la liste d'union PS-MoDem était conduite par la socialiste Lyne Cohen-Solal (53%). A noter que dans ces deux cas de figure, l'ancien maire de Paris serait battu.

Les Verts se disputent le même électorat bobo que les centristes du MoDem, mais ils entendent pousser leur avantage dans le 2e, seule mairie qu'ils détiennent, et comptent sur leur chef de file parisien, Denis Baupin, pour faire un bon score dans l'arrondissement où il se présente, le 20e.

Françoise de Panafieu n'a pas d'inquiétude dans son arrondissement, le 17e, mais ses candidats pourront être gênés par des dissidences dans quelques fiefs de droite. Ainsi, dans le 15e et le 8e, les maires sortants ont mal digéré de ne pas être investis par l'UMP et présentent leurs propres listes. Dans le 7e, la garde des Sceaux, Rachida Dati, «parachutée», risque de ne pas être élue au premier tour, mais a peu de souci à se faire au second. Par ailleurs, Françoise de Panafieu compte gagner des sièges de conseillers de Paris dans des arrondissements de gauche, grâce à des candidats jeunes et particulièrement motivés, comme dans le 4e, le 9e et le 18e.