Mode d'emploi du vote dans la capitale

Magali Gruet - ©2008 20 minutes

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L'élection parisienne est complexe. A la fois municipale et cantonale, à deux tours, elle permet d'élire les maires et conseillers d'arrondissement, le maire de Paris, et tous les conseillers généraux, qui auront un mandat de six ans.

· Listes et répartition des postes Chaque parti présente une liste de candidats dont le nombre est égal à ceux des sièges de conseillers de Paris et de conseillers d'arrondissement à pourvoir dans l'arrondissement. Le nombre de sièges varie selon le nombre d'habitants. Ainsi, il y en a 13 à prendre dans le 1er (3 de conseillers de Paris et 10 d'arrondissement), tandis que dans le 15e, 51 candidats seront élus (17 au poste de conseiller de Paris et 34 à celui de conseiller d'arrondissement). Les postes sont ensuite répartis selon les scores obtenus par les listes : celle qui emporte l'arrondissement obtient d'office la moitié des sièges, puis l'autre moitié est répartie à la proportionnelle. Un arrondissement comme le 12e, avec ses 30 sièges à prendre, est donc plus intéressant que le 5e et ses 13 sièges.

· 517 élus de Paris Tous arrondissements confondus, les Parisiens seront appelés à élire 517 conseillers, dont 163 conseillers de Paris, qui seront conseillers municipaux et généraux à la fois, et 354 conseillers d'arrondissement. Le maire de Paris, les maires d'arrondissement et leurs premiers adjoints sont forcément des conseillers de Paris, c'est pourquoi les candidats à l'Hôtel de Ville sont en tête ou en bonne place sur les listes dans leurs fiefs respectifs (Delanoë dans le 18e, Sarnez dans le 14e, Panafieu dans le 17e, Baupin dans le 20e). Les maires sont, eux, élus au suffrage universel indirect : dans les arrondissements, comme à l'Hôtel de Ville, ils sont désignés par leurs conseillers lors d'un conseil extraordinaire, une semaine après le deuxième tour.

· Tambouille entre les deux tours Les listes doivent obtenir 10 % des voix pour se maintenir au second tour. Elles peuvent décider d'y aller seules, ou de négocier avec un autre parti pour fusionner les listes. C'est ce qu'avaient fait les Verts et le PS en 2001, et ce qui est également envisagé aujourd'hui entre le PS et le MoDem pour éviter une triangulaire avec l'UMP. Un parti qui peut se maintenir peut également décider d'accueillir des candidats qui n'ont pas atteint les 10 %. C'est ce que pourrait faire le PS avec les Verts. Après d'âpres négociations, ces nouvelles listes devront être déposées avant le mardi 11 mars à minuit.

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