Vidéosurveillance : les candidats dans le viseur

Dalya Daoud - ©2008 20 minutes

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« Le choix de placer des caméras dans l'espace public n'est certainement pas l'apanage de la droite. » C'est ce que constate le Centre d'initiative et de réflexion pour la défense des libertés (Cirdel), qui a demandé aux candidats aux municipales dans le Rhône de se prononcer sur la vidéosurveillance. « Même les maires les plus à gauche s'y sont mis », regrette Benoît Teste, porte-parole du groupe Audaces qui préconise le démontage des 211 caméras installées à Lyon.

Le maire PC de Vénissieux André Gerin est, lui, le dernier en date à avoir équipé sa ville d'un système de vidéoprotection, l'été dernier. A Saint-Priest, où le thème de la délinquance alimente le débat, c'est la droite qui tient une position plutôt inattendue. Philippe Meunier, candidat UMP, estime que la vidéosurveillance, « trop chère, n'est pas une solution », tandis que Martine David, actuelle maire PS, veut développer le réseau déjà mis en place. A Villeurbanne, les positions sont inversées. « Aucune étude ne prouve l'efficacité de la vidéosurveillance et elle peut porter atteinte aux libertés », affirme Jean-Paul Bret, maire PS de la ville, accusé par son adversaire UMP Henry Chabert de négliger la sécurité « par idéologie ».

Enfin, parmi les premières réponses reçues par le Cirdel, Hélène Geoffroy, candidate PS à Vaulx-en-Velin, estime que «le réseau installé très tôt par le maire Maurice Charrier» (divers gauche) mériterait « un audit indépendant ». Elle souhaite ainsi déterminer s'il faut le « maintenir ou non ».