A Paris, le MoDem fait durer le suspense

REPORTAGE Dans une salle de la Mutualité pleine à craquer, les militants parisiens ont retrouvé la ferveur de la campagne présidentielle. Marielle de Sarnez a précisé sa position envers le PS, sans...

Sophie Caillat

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S. POUZET / 20 MINUTES

Le parti centriste a retrouvé mardi soir, le temps d’un meeting, la ferveur de la campagne présidentielle. Dans une salle de la Mutualité (Paris, 5e) pleine à craquer, 2.000 supporters optimistes du MoDem sont venus soutenir leur candidate à l’Hôtel de Ville, Marielle de Sarnez, et François Bayrou.

Lundi, ce dernier avait déclaré que la députée européenne dirait «avant le premier tour, où le MoDem veut aller». Mais les sympathisants qui espéraient entendre le nom d’un futur allié sont restés sur leur faim. Le président du parti, à qui était laissé le mot de la fin, n’a pas donné de consigne de deuxième tour, mais a prévenu: «Cette équipe est formée pour être une équipe de gouvernement de Paris.»

Partenaires, solidaires, pas soumis

Marielle de Sarnez, qui ne cache plus sa préférence à une éventuelle alliance avec le maire sortant Bertrand Delanoë (PS), plutôt qu’avec la candidate UMP Françoise de Panafieu, a avancé d’un cran sa proposition: «Partenaires, oui, nous y sommes prêts. Solidaires, oui, la solidarité dans l’action est nécessaire. Mais soumis, non.» Elle a laissé la porte ouverte: «Les jours qui viennent vont nous permettre de défendre cette idée de partenariat et de juger de la volonté de tous.»

Le bon mot est, comme souvent, revenu au journaliste et chansonnier Philippe Meyer: «Si certains se demandent encore à quelle sauce ils vont manger nos listes, dites-leur que vous n’êtes pas comestibles, vous n’êtes pas des vassaux.»

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