Les cantonales, c'est quoi exactement?

POLITIQUE Tout comprendre sur ce scrutin moins médiatisé…

A.S

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La décentralisation et le développement des cantons "rurbains", lié à l'évolution des choix résidentiels, ont modifié l'image et le rôle des conseillers généraux, loin désormais du mythe du notable de la IIIe République, selon une étude
La décentralisation et le développement des cantons "rurbains", lié à l'évolution des choix résidentiels, ont modifié l'image et le rôle des conseillers généraux, loin désormais du mythe du notable de la IIIe République, selon une étude — Mychèle Daniau AFP/Archives
Elles ont moins leur place dans les médias que les municipales mais les élections cantonales auront également lieu les dimanches 9 et 16 mars. Comment fonctionnent-elles?
 
Elles permettent d'élire les conseillers généraux (un par canton) qui sont élus pour six ans, selon un mode de scrutin uninominal à deux tours. Pour la première fois, à l'occasion de ce scrutin tous les candidats devront avoir un «remplaçant» de sexe différent, amené à lui succéder automatiquement en cas de vacance.
 
Au premier tour, un candidat est élu s'il obtient la majorité absolue des suffrages exprimés (et 25% des inscrits au moins). Au second tour sont autorisés à se présenter ceux qui ont réuni au moins 10% des inscrits. Si aucun candidat ou un seul remplit cette condition, les deux candidats ayant obtenu le plus de suffrages au 1er tour peuvent se maintenir.
 
L'élection se fait à la majorité relative. En cas d'égalité de suffrages, c'est le plus âgé qui est élu.
 
Les conseillers généraux, qui gèrent les départements, sont renouvelés par moitié tous les trois ans. Les quelque 2.000 cantons renouvelables en mars 2008 sont ceux où la précédente élection s'était déroulée en 2001 (prévu initialement en 2007, le scrutin avait été repoussé en raison des élections présidentielle et législatives). Dans les cantons où on avait voté en 2004, le scrutin aura lieu en 2010, à l'occasion des régionales.

Les conseillers généraux font partie du cortège des grands électeurs qui participent aux sénatoriales (les prochaines à l'automne). Leur appartenance politique influence donc la représentation au Sénat.