La parité 2008, nouvelles règles

MUNICIPALES Elle ne s'applique pas de la même façon qu'en 2001. Tout pour comprendre…

A.S

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Pour son grand meeting à dix jours des municipales, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a longuement défendu son bilan, mercredi soir au Zénith, où il avait choisi de s'entourer de représentants forts des valeurs républicaines, dont le Résistant Raymond Aubrac.
Pour son grand meeting à dix jours des municipales, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë a longuement défendu son bilan, mercredi soir au Zénith, où il avait choisi de s'entourer de représentants forts des valeurs républicaines, dont le Résistant Raymond Aubrac. — Jean Ayssi AFP

Vous l'avez peut-être remarqué en lisant les professions de foi des candidats aux municipales, les listes alternent un homme et une femme, selon le principe du «chabadabada». Du moins si vous habitez une commune de plus de 3.500 habitants.

C'est la loi du 31 janvier 2007 «tendant à promouvoir l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives» qui s'applique pour la première fois aux élections municipales. En 2001, la parité s'appliquait par tranche de six sur l'ensemble de la liste. Dans les faits, de nombreuses femmes se retrouvaient en position inéligible, d'où la modification. Elle ne s'applique cependant pas dans les municipalités de moins de 3.500 administrés, où le panachage des noms est possible et la parité rendu impraticable.

Pour les adjoints aussi

Autre nouveauté 2008: l’élection des adjoints au sein des conseils municipaux des communes de plus de 3.500 habitants se fera au scrutin de liste, «l’écart entre le nombre de candidats de chaque sexe au sein de chaque liste ne pouvant être supérieur à un». Jusqu'alors, le vote de chaque adjoint était uninominal.

Mais la parité concerne aussi l'élection du conseiller général. Celui-ci doit désormais être pourvu d’un «remplaçant» qui sera nécessairement de sexe opposé et qui le remplacera en cas de vacance.

C'est que les assemblées départementales restent largement un monde d'hommes. Sur un peu plus de 4.000 conseillers généraux, 11% seulement (435) sont des femmes. Trois départements sur une centaine sont dirigés par une femme (Calvados, Haute-Vienne, Réunion).