Municipales

La droite garde un oeil sur la CUB

Si l'attention des votants est focalisée sur le scrutin de dimanche, la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) suscite elle aussi la convoitises des politiques. Depuis son retour du Québec, Alain Juppé n'a jamais caché son désir de reconquérir son faut...

Si l'attention des votants est focalisée sur le scrutin de dimanche, la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) suscite elle aussi la convoitises des politiques. Depuis son retour du Québec, Alain Juppé n'a jamais caché son désir de reconquérir son fauteuil de président qu'il avait dû quitter en 2004 suite à sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs du RPR. Forte d'un budget d'un milliard d'euros, cette collectivité, qui regroupe 27 communes, est compétente en matière d'urbanisme, de transports, de développement économique et d'habitat. Mais la droite ne semble pas en mesure de la conquérir.

Depuis le dernier scrutin de 2001, la gauche y est en effet majoritaire, avec 62 élus sur 120 conseillers. Cette année-là, c'est le report inattendu de deux voix de gauche qui avait permis à Juppé d'en prendre la tête. Pas sûr que ce scénario se reproduise. Le rapport de forces semble favorable à la gauche, qui détient dix-neuf communes contre huit pour « Communauté d'avenir » (UMP-MoDem). Lors du premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal (PS) avait d'ailleurs réalisé un score de 52 % sur l'ensemble de l'agglomération. Sans compter que des villes comme Talence, Villenave d'Ornon ou Draguignan, dont les maires sont affiliés à « Communauté d'avenir », ont de bonnes chances de filer entre les doigts de la droite. Vincent Feltesse (PS) reste donc favori à sa propre succession, lui qui avait pris les rênes de la CUB en juillet 2007 en remplacement d'Alain Rousset (PS), démissionnaire pour cause de cumul des mandats.

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