« Je voulais faire avancer des projets »

- ©2008 20 minutes

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Alfred Muller, 67 ans,

Maire (MDA) de Schiltigheim

Comment abordez-vous votre départ de la mairie ?

J'ai eu le temps de m'y préparer puisque j'avais décidé, dès ma réélection en 2001, de ne plus me représenter.

Parmi les grandes évolutions depuis votre entrée en politique, laquelle retenez-vous ?

La parité, bien que je ne fusse pas pour l'imposer, car je pense qu'il appartient aux organisations politiques de former les femmes. Elles ont apporté leur sensibilité dans le domaine du social et de la famille. Je ne veux pas dire qu'elles doivent se cantonner à ces domaines.

Vous avez aussi connu de grandes figures politiques...

J'ai rencontré des personnalités comme Pierre Pfimlin ou Michel Rocard. Mais je n'ai jamais envisagé pour autant de faire une carrière nationale.

Quelle a été votre motivation pour entrer en politique ?

Je voulais faire avancer des projets pour les jeunes avec l'équipe du maire Paul Schwebel que j'avais intégrée en 1971. Sur ce plan, son prédécesseur n'avait pas fait grand-chose. Mais il faut reconnaître que durant les années d'après guerre, il avait d'autres priorités.

Le patrimoine a ensuite été une de vos priorités lors de votre premier mandat de maire entamé en 1977...

Nous avons effectivement mis en place des aides à la réhabilitation. Sans cela, les tours construites dans les années 1970 auraient remplacé la vieille ville.

Le déclin de l'activité brassicole, qui a marqué vos mandats, vous a aussi donné l'occasion d'impulser d'autres projets...

Il fallait faire quelque chose de l'ex-brasserie Adelshoffen. J'ai tenu à associer l'opposition municipale pour la réhabilitation du site. Nous avons par ailleurs créé l'Espace européen de l'entreprise qui réunit aujourd'hui plus d'emplois que les brasseries en comptaient.

Qu'allez-vous faire au lendemain des municipales ?

J'ai prévu de voyager au Brésil avec mon épouse et de consacrer plus de temps à ma famille. Recueilli par Ludovic Meignin