Sans titre 216712

- ©2008 20 minutes

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Chanson, capoeira et pop-corn à volonté. Pour son dernier meeting avant le premier tour des municipales, l'UMP avait mis les petits plats dans les grands, hier au Dôme. Aux sons des cornes de brume et des cris de « Et un, et deux, et trois mandats ! », plus de 3 500 personnes se sont réunies pour écouter Jean-Claude Gaudin, maire (UMP) de Marseille, candidat à un troisième mandat. Sur les gradins, les militants disent ne pas être inquiets des sondages, qui placent la gauche en tête, au premier et au second tour. « Sur le terrain, les gens ne nous disent que du bien, assure Isabelle, 38 ans, qui soutient Valérie Boyer dans le 7e secteur. Ils voient que les choses bougent, notamment dans l'emploi avec les zones franches. » Lui aussi militant dans le 7e secteur, Mohamed estime que le match « sera serré » mais se dit « optimiste ». Après deux heures d'attente, Jean-Claude Gaudin monte sur scène. Le maire dégaine l'artillerie lourde pour appeler les électeurs à « empêcher la démolition de Marseille ». « Les Marseillais ne doivent pas se laisser voler le renouveau de la ville sur fond de chasse à l'homme contre le président de la République. », attaque le maire. Pour lui, le projet de son adversaire constitue, « un retour en arrière sur fond de sectarisme, de conservatisme, de clientélisme et de mensonge ». Côté programme, « nous allons faire rêver les Marseillais », préviennent les porte-parole de la liste UMP. A la tribune, Jean-Claude Gaudin s'engage à « agrandir et couvrir » le stade Vélodrome, « faire baisser le chômage sous les 8 % » et rendre les transports en commun « gratuits pour les plus de 60 ans non-imposables, semi-gratuits pour les autres à partir de 60 ans ». Pour les jeunes, le maire promet « un grand stade nautique » et « trois campus omnisports de pratique libre ». Ainsi que « la vie et la distraction en centre-ville ». « Je veux que la Canebière redevienne un espace d'animation majeur, avec le Vieux-Port largement piétonnisé », annonce Jean-Claude Gaudin. « Il reste beaucoup de choses à faire, souligne Renaud Muselier, premier adjoint. Sinon on ne serait pas candidats. » F. L.