Les Verts tentent de garder le moral malgré les sondages

REPORTAGE Ni musique ni grand show, les Verts ont choisi de projeter des photos...

Carole Bianchi

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Meeting de Denis Baupin, candidat Vert a la municipale de Paris de mars 2008, au theatre Dejazet, en presence de Daniel Cohn-Bendit et Yves Cochet.

Paris, le 3 mars 2008.

Credit : Sebastien ORTOLA
Meeting de Denis Baupin, candidat Vert a la municipale de Paris de mars 2008, au theatre Dejazet, en presence de Daniel Cohn-Bendit et Yves Cochet. Paris, le 3 mars 2008. Credit : Sebastien ORTOLA — Sébastien ORTOLA / 20 Minutes

A moins d'une semaine des municipales, les Verts parisiens ne veulent pas entendre parler des sondages. Dans la petite salle du théâtre Dejazet (Paris, 3e) près de 400 sympathisants ont assisté ce lundi soir au dernier meeting de Denis Baupin, candidat à la mairie de Paris.

Ni musique ni de grand show, les écologistes avaient juste choisi de projeter des photos de leurs actions menées ces sept dernières années pour appuyer leur bilan. Aux côtés de Noël Mamère et de Daniel Cohn-Bendit, Denis Baupin est arrivé tout sourire, malgré les sondages qui le créditent de 5% au premier tour, dimanche prochain. «Le moral est au top, ce sont des sondages d'une semaine avant le premier tour, nous restons plus que confiants» a-t-il lâché avant de s'engouffrer sur la scène, et d'écouter ses soutiens.

Dans une ambiance bon enfant, mais peu dynamique, Daniel Cohn-Bendit a mis en valeur l'action des élus de son parti à Paris. «La leçon, c'est que sept ans avec les Verts ont permis à Delanoë d'apprendre ce qu'est l'écologie urbaine.» «Dire que les Verts sont en difficulté, c'est injuste», a-t-il ajouté, mettant en avant l'exigence des élus écologistes durant cette mandature.

Auparavant, Véronique Dubarry, porte-parole de la campagne, a raillé «les analyses de comptoir» qu'il ne faut «surtout pas écouter». Elle a alors cité toutes les actions entreprises durant la campagne: fausse caméra, tramway en bois... «Bien sûr, il y aura des mauvais esprits qui ne retiendront que ça (...) Mais nos actions ont donné du souffle à notre campagne.»