S'allier ou ne pas s'allier avec le MoDem

M. G.

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Dans une campagne sans grand suspense, le MoDem joue à fond sa carte d'arbitre. Avec 9% d'intentions de vote au premier tour, le parti centriste se refuse à dire clairement qui de la droite ou de la gauche a sa préférence, même si son programme est plus proche de celui de Delanoë que des propositions de Panafieu.


Le maire PS sortant se dit prêt à composer avec des candidats MoDem au second tour, «à condition que Marielle de Sarnez dise avec qui elle veut se rallier avant le premier». Mais il espère obtenir un score suffisant pour ne pas avoir à lui céder de mairie d'arrondissement en échange de son adhésion. Cette perspective ne ravit ni les Verts, qui estiment que le MoDem «est un parti de droite», ni les communistes, farouchement opposés à constituer une majorité avec les centristes.

Verts
Les relations sont tendues entre Delanoë et les Verts car ils visent le même électorat. Le maire sortant espère obtenir un maximum de votes dès le premier tour, pour ne pas avoir à négocier avec eux. En 2001, le poids des écolos l'avait obligé à faire de nombreuses concessions durant la mandature.