Le PS décidé à récupérer le bastion de Saint-Fons

Audrey Henrion - ©2008 20 minutes

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Le scrutin s'annonce serré à Saint-Fons, cité industrielle et ancien fief socialiste dirigé désormais par la droite. En 2001, Saint-Fons a basculé avec Michel Denis, un chef d'entreprise qui se présentait alors « sans étiquette ». Devenu depuis membre du Parti radical, il se représente pour un second mandat avec le soutien de l'UMP. Son bilan repose essentiellement sur la sécurité, chère aux Sainfoniards. « Le maire a dit qu'il allait clôturer mon quartier, Le Bourrelier, pour éviter aux gens de l'Arsenal de venir traîner, c'est une bonne nouvelle. » Christelle, une mère-célibataire, ne lui demande rien de plus que de se sentir en sécurité.

« Le maire a créé trente-six postes d'agents municipaux et pas un d'éducateur », déplore son adversaire aux municipales, la sénatrice Christiane Demontès, patronne du PS du Rhône, qui entend bien reprendre la mairie avec l'aide du Parti communiste et de Lutte ouvrière. Tête de liste des Verts, Serge Perrin croit en ses chances et refuse une alliance avec la gauche avant le premier tour. Il dénonce « des policiers municipaux devenus armés sous la mandature Denis » et le « fichage » des jeunes de la ville. Tous grognent surtout contre le manque d'activités, qui ont été stoppées net après l'audit des associations soupçonnées d'avoir financé de manière occulte le Parti socialiste du Rhône dans les années 1980-1990.

Michel Denis se tourne naturellement vers les parents des jeunes et promet que son « prochain grand chantier » sera la « lutte contre l'échec scolaire ».