A Lyon, la gauche se montre adroite

MUNICIPALES En 2001, il avait fait basculer la ville à gauche grâce aux divisions de la droite...

A Lyon, Frédéric Crouzet

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Mercier, président du Conseil général du Rhône, a imposé un de ses proches comme tête de liste, Christophe Geourjon, novice électoralement et qui se voit reprocher un manque de charisme.
Mercier, président du Conseil général du Rhône, a imposé un de ses proches comme tête de liste, Christophe Geourjon, novice électoralement et qui se voit reprocher un manque de charisme. — Jeff Pachoud AFP/Archives

En 2001, il avait fait basculer la ville à gauche grâce aux divisions de la droite. Le sénateur-maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, brigue en 2008 un second mandat en misant cette fois sur son bilan, ses projets et un large rassemblement. Les derniers sondages le donnent largement en tête face à son principal adversaire, Dominique Perben (UMP). Et une majorité de Lyonnais jugent son premier mandat satisfaisant, notamment la création des Vélo'V ou le réaménagement écolo des berges du Rhône.

Associé aux Verts, au PCF, aux radicaux, à d'anciens UDF et revendiquant des soutiens à droite, Collomb rêve désormais d'un grand chelem en raflant les neuf arrondissements lyonnais. Tout particulièrement le 3e, traditionnellement à droite, mais qui a vu sa population se renouveler et rajeunir. C'est ici que se présente l'ex-ministre Dominique Perben. L'ancien maire de Chalon-sur-Saône a fait son retour dans sa ville natale dès 2003 avec pour mission de la reprendre en réunifiant la droite. Une tâche plus ardue que prévu. La large place accordée sur sa liste aux amis de Charles Millon a fait grincer des dents chez les modérés. « Lyon se gagne au centre », l'a récemment sermonné son ami Michel Noir. Le MoDem, parti tardivement en campagne derrière un jeune inconnu, Eric Lafond, entend également le rappeler aux duélistes.

· Le Front national, sans élus à Lyon depuis 2001 et affaibli par le retrait de la vie politique locale de son leader, Bruno Gollnisch, se présente à Lyon dans les neuf arrondissements derrière André Morin, un professeur en retraite de 73 ans. Il dénonce le « racket des automobilistes ».

· Les listes Audaces (LCR, gauche altermondialiste et Objecteurs de croissance) seront présentes dans six arrondissements, tout comme Lutte ouvrière. Audaces estime être la seule liste de gauche de cette campagne.