Le PS pourrait cueillir la Ville rose

MUNICIPALES Pour la gauche toulousaine, cette élection municipale est considérée comme « une chance historique »...

A Toulouse, H. Ménal et B. Colin

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Pour la gauche toulousaine, cette élection municipale est considérée comme «une chance historique» de prendre une mairie aux mains du centre-droit depuis trente-sept ans. Un sondage TNS-Sofres publié le 6 février par Le Figaro donne gagnant le député Pierre Cohen (PS) contre le maire sortant Jean-Luc Moudenc (centriste soutenu par l'UMP).


Aucun des deux ne bénéficie de la notoriété d'un Douste-Blazy ou d'un Baudis. Le sortant, qui a écarté le premier pour s'assurer du soutien du second, fait tout pour « localiser » le débat dans une ville qui vote à gauche lors des scrutins nationaux. Pour y arriver, il a joué la carte de l'ouverture en débauchant deux conseillers municipaux PS, l'ex-tête de liste Verte en 2001 et la présidente départementale du MoDem. Cela n'empêche pas Pierre Cohen de l'appeler « le candidat de l'UMP ». En retour, Jean-Luc Moudenc lui donne du « maire de Ramonville », ville voisine que le candidat PS a quittée pour conquérir le Capitole.

Jean-Luc Moudenc est concurrencé au centre par Jean-Luc Forget (MoDem). Cet ancien bâtonnier a toujours dit qu'il se maintiendrait s'il le pouvait. Pierre Cohen, lui, est chahuté sur son aile gauche par la liste altermondialiste de François Simon. Créditée de 5 % au premier tour, l'ex-tête de liste du PS en 2001 appelle cependant à «une union des listes de gauche au deuxième tour». Les Motivé-e-s, qui avaient créé la surprise en 2001 avec 12,38% des voix, s'éparpillent sur plusieurs listes, dont celle de la LCR.